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Le Prince des Voleurs [Film 1991]

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Sherwood



MessageSujet: Le Prince des Voleurs [Film 1991] Sam 27 Mar - 1:03

ROBIN DES BOIS : PRINCE DES VOLEURS

"For the good of all men, and the love of one woman, he fought to uphold justice by breaking the law."

    ]
      Date de sortie cinéma : 7 août 1991
      Film déjà disponible en DVD depuis le : 19 novembre 2003
      Film déjà disponible en Blu-ray depuis le : 23 septembre 2009
      Réalisé par Kevin Reynolds
      Avec Kevin Costner, Morgan Freeman, Alan Rickman, Mary Elizabeth Mastrantonio

      Titre original : Robin Hood – Prince of Thieves

      Long-métrage américain

      Genre : Aventure

      Durée : 137 min (version cinéma) / 149 min (version rallongée)

      Production Warner Bros Pictures / Morgan Creek Productions


    Synopsis : L'action se situe en 1194 durant la captivité en Autriche du roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion qui revenait de la troisième croisade. Fuyant les prisons de Jérusalem, Robin de Locksley rentre de Croisades après avoir passé cinq ans d’enfer en Terre Sainte. Il est accompagné d’Azeem, un Maure a qui il a sauvé la vie et qui le suit pour régler sa dette. De retour dans son Angleterre natale, il découvre que le comté a été placé sous la coupe du nouveau Shérif, Georges de Nottingham, un homme cruel et cupide, que son château familial a été mis à sac, et que son père, a été assassiné. Voyant les habitants du comté réduits à la misère, Robin, chassé de ses terres, va préparer sa vengeance, autant pour venger son père que pour voir de nouveau régner la justice dans ces terres. Sa rencontre avec une bande de hors-la-loi vivant dans la forêt de Sherwood menée par Petit Jean va être le facteur déclencheur des hostilités. Il va s'associer avec eux et devenir Robin Des Bois, défenseur des opprimés...

    Robin va ainsi se battre, autant pour le peuple que pour empêcher le shérif de prendre le trône d’Angleterre en épousant Lady Marian Dubois, la femme qu’il aime et dont il a juré à son frère, Pierre Dubois, ami et ancien compagnon d’armes de notre héros, de la protéger.



    - A savoir : Robin des Bois : Prince des voleurs (Robin Hood: Prince of Thieves) est une adaptation cinématographique de la légende du célèbre Robin des Bois réalisée en 1991 par Kevin Reynolds. A cette époque, une trentaine de films ont déjà été réalisé sur le sujet. Les scènes au château de Nottingham ont été tournées en France, à la Cité de Carcassonne. Les autres lieux de tournage se trouvent par contre au Royaume-Uni : Studios de Shepperton, Northumberland, Parc national de Yorkshire Dales et Burnham Beeches. En France, la musique d'ouverture de ce film est utilisée par la chaîne privée TF1 à l'occasion du défilé militaire du 14 Juillet. Elle est également utilisée par Disney, dans chacun de ses DVD. Morgan Creek, la maison de production du film, en a fait une musique d'accompagnement de son logo. Elle est également audible dans le film Rasta Rockett. Le générique d'introduction montre des extraits de la Tapisserie de Bayeux. Sean Connery qui avait joué Robin dans La Rose Et La Flèche endosse cette fois-ci le rôle du roi Richard Cœur de Lion. Non crédité au générique ni sur l'affiche du film, il fait une apparition surprise à la scène finale, scène qui nécessita deux jours de tournage. Ce court rôle valut à l'acteur écossais un cachet de 250 000 dollars qui furent intégralement versé à des œuvres de charité. Sean Connery devait au départ interpréter le rôle de Lord Lockley, le père de Robin des Bois. De son côté, Alan Rickman a refusé à deux reprises le rôle du Shérif de Notthingham dans Robin des Bois : Prince des voleurs. Il a cependant fini par accepter une fois assuré qu'il aurait carte blanche pour l'interprétation du personnage. Kevin Costner avait travaillé son accent britannique pour le rôle mais que, devant son échec à ce sujet, le réalisateur laissa tomber l’idée. Cela a fait l’objet de très forte critique : un Robin avec un fort accent américain… Dernière chose : L’acteur a été doublé dans la scène où il apparaît nu dans les chutes d’eau. XD

    - Petites erreurs : De loin, la forêt de Sherwood apparaît être une forêt de conifères mais une fois que l’on se rapproche, elle est une forêt d’arbres à feuilles caduques …

    - Récompences :
    * Young Artist Award : "Best Young Actor Co-starring in a Motion Picture" : Daniel Newman (jeune acteur qui joue le role de Louveteau / Wulf)
    * MTV Movie Award : "Best movie song" : Bryan Adams
    * ALFS Award : "British actor of the year" : Alan Rickman
    * Grammy Award : "Best Song Written Specifically for a Motion Picture or for Television" : Robert John Lange, Michael Kamen et Bryan Adams pour (Everything I Do) I Do It for You)

    Critique : Enorme succès populaire des années 90 iconisant à l'extrême un certain Kevin Costner, Robin des bois Prince des voleurs réussit, malgré les prédictions, à traverser le temps. Pourtant, il est certain que celui-ci a plutôt mal vieilli et que ce n’est pas un chef-d'œuvre ni même l'un des grands moments du cinéma, mais une tripotée d'acteurs inoubliables et une remise à neuf d'un mythe.

    Les films de cape et d'épée, c'est un peu le même combat que pour les westerns... en pire. Alors que les cowboys et les indiens réussissent régulièrement leur retour dans les grandes plaines, les héros en collants verts font figure de grands parias. A cet instar, la tentative de Kevin Reynolds (La Bête de guerre, Waterworld) à l'aube des années 90 est on ne peut plus méritante. Comment faire oublier le long-métrage de Walt Disney, le sourire d'Errol Flynn voire l'incarnation romantique de Sean Connery dans La Rose et la Flèche (Richard Lester, 1976) ? Pari impossible a priori, sauf que le réalisateur n'a aucunement l'intention de s'y confronter. Quitte à heurter les puristes, les aventures du héros de Sherwood sont largement réécrites, des personnages disparaissent, d'autres apparaissent... On y découvre un demi-frère à Robin (Christian Slater), un camarade des Croisades maure (Morgan Freeman, jovial au possible) et surtout un Shérif de Nottingham (compilation du personnage et du Prince Jean) devenu un adepte de la magie noire, sous le joug d'une mère/sorcière castratrice. Contrairement au dessin animé de Disney et au film avec Errol Flynn qui montrent Robin des Bois dans toute sa légende, et contrairement au film magnifique de Richard Lester La Rose Et La Flèche qui montre la fin du mythe (une fin imaginaire, mais superbe et émouvante), ce film montre comment Robin, personnage mythique n’ayant apparemment jamais réellement existé, a pu devenir le personnage que l’on connaît.

    Première surprise donc, Robin des bois n'est plus le seul héros de ce long-métrage décomplexé, puisque le méchant de l'histoire a le don de bouffer par son jeu volontairement théâtral et hystérique toutes les scènes où il apparaît. Un constat forcément plus évident depuis l'apparition d'une version longue qui lui est quasiment entièrement dédiée. Dans le rôle, on trouve de gigantesque Alan Rickman, qui certes joue sur le même registre que pour un certain Hans Gruber, mais apporte une folie réjouissante dans un film ne se voulant rien d'autre qu'un pur divertissement, drôle, fun et bien troussé. Quelques blagues potaches, une pointe d'ironie et beaucoup d'aventure où Reynolds assume son statut d'artisan honnête et dévoué. Et Kevin Costner dans tout ça ? Alors en pleine gloire (il sort tout juste des Incorruptibles, de Jusqu'au bout du rêve et surtout de Danse avec les Loups et s'apprête à tourner dans l'immense JFK), la star resplendit de décontraction et du sourire enjôleur qui faisait alors fondre toutes les femmes du monde. Acteur impeccable, il incarne Robin avec une justesse presque juvénile tout en restant crédible dans ses vêtements pseudo-moyenâgeux, plus postmodernes qu'autre chose. Enorme succès en son temps, Robin des bois Prince des Voleurs représente à la perfection une certaine idée du cinéma populaire des années 90. Il fait partie de ces films des années 90 dans lesquels on suivait un schéma bien balisé : retour au pays - héros presque mort - amis viennent en aide - bataille contre le méchant - trahison - victoire finale alors que tout semble perdu, sauf que là, il compte quelques atouts dans sa manche pour nous faire passer un bon moment. Capable de digérer les références, les icones pour offrir une œuvre moderne, inventive et un spectacle toujours aussi efficace. Même la chanson de Bryan Adams nous donnerait presque la larme à l'œil... et pas que par nostalgie.

    Du point de vue de l’action, on peut dire que Kevin Reynolds sait faire parler la poudre. C'est un peu un Michael Bay ("Transformers", "Pearl Harbor", "Armageddon"...) avant l'heure. Les scènes d'actions sont trépidantes et Robin virevolte avec l'agilité d'un petit singe, sans compter qu'il sait aussi se débrouiller avec un arc, ce qui ne gâche rien. Il y a aussi pas mal de petites blagues tout le long du film ce qui détend l'atmosphère et ajoute un petit côté bien sympathique au film. Maintenant, l'action et les blagues n'ont jamais été des ingrédients essentiels à un bon film. Sauf quand c'est Kevin Costner. On peut dire ce que l'on veut sur lui, mais au sommet de sa carrière, il est très difficile de ne pas l'adorer. Le rôle de Marian offert à Mary Elizabeth Mastrantonio ("Abyss") est cependant plus contestable. L’actrice choisit au départ abandonna le rôle quand elle apprit qu’elle attendait un bébé et fut remplacé quatre jours avant le tournage par Mary Elizabeth Mastrantonio. Cependant, en dehors du jeu très moyen de l’actrice, il est aussi indéniable que le personnage se cantonne à un volontaire « second rôle » et de celui de la « demoiselle en détresse ». Ca et le manque autant de charisme que de grâce fait que l’on a bien du mal à l’apprécier…

    Sorti en 1991, le film a pris un petit coup de vieux, surtout au début, lors de l'évasion de Robin de Jérusalem/décors en carton-pâte dans un studio. Mais quand les paysages naturels de l'Angleterre prennent le relais, c'est déjà tout de suite mieux. L'exactitude historique et géographique n'est d'ailleurs pas respecté mais qu'importe, on est là pour passer un bon moment et c'est réussi, la plupart du temps. Le souffle d'un vrai film d'aventures parcourt le récit de bout en bout. Il y a ensuite quelques petites choses qui dérangent. Déjà, c'est relativement sanglant donc à éviter avec les petites natures. Ensuite, il y a une sorcière et elle fout clairement les jetons. C'est dans le ton du film mais ça casse un peu l'ambiance de cette grande épopée costumée. Personnellement, je ne suis pas fan de l’introduction de la magie dans le mythe de Robin des Bois, j’avais un peu trop l’impression de me retrouver dans une adaptation de Willow à certains moments… Le film est surtout connu pour sa chanson-titre, "Everything I Do, I do it for you" chantée par Bryan Adams et qui a bercé bon nombre de boums dans les années 90. La chanson revient d'ailleurs discrètement plusieurs fois pendant le film et produit toujours son petit effet.

    En conclusion, que retenir de ce Robin des Bois ? L'histoire d'amour est hautement recommandable mais parasitée par quelques éléments de l'intrigue qui casse un peu l'ambiance. On ne peut pas dire qu’il s’agit d’un mauvais film, bien qu’il soit très différent de la dernière version faite par Riddley Scott. C’est aussi une histoire de génération : Kevin Reynolds n'a pas la même vision que Scott sur le personnage. C’est un agréable divertissement mais d’un point de vue historique, seul Scott réussit à respecter les faits et l’ambiance et ne plonge pas trop dans l’anachronisme.

    Je donne cependant un 2/5, car si la performance de Kevin Costner, Alan Rickman et Morgan Freeman ne fait pas de doute, ce film n’a pas très bien vieilli et on a l’impression que tout se déroule un peu trop vite, on a pas le temps de voir suffisamment le « bon temps » que passent les Joyeux Compagnons à Sherwood et on ne voit quasiment rien du « voler aux riches pour donner aux pauvres ». La moral et le côté bienfaiteur et justicier, se battant pour la paix et la justice en Angleterre et un peu relégué au second plan pour l’histoire de vengeance aussi bien du côté de Robin que de celui du Shérif. Et puis la sorcière Mortianna est un rôle qui vient se fixer comme un cheveu sur la soupe, elle n’a pas de réel intérêt et le développement de certains autres personnages tels que Marian, Will Scarlett, ou Wulf auraient sans doute été préférable.

    Conclusion

    + Le charme de Kevin Costner
    + Les paysages.
    + La musique de Michael Kamen


    - Un côté un peu bouffon.
    - Un petit côté too much made in Hollywood
    - Un film qui a vieilli
    - Une Mary Elizabeth Mastrantonio qui ne tient pas vraiment bien le rôle de Marian
    - Une horrible sorcière. Beurk.


    Note de la fin : Mon personnage préféré en dehors d’Azeem est sans doute le jeune Wulf (Louveteau) que je trouve vraiment adorable. Je déteste le shérif de Nottingham dans cette version. Enfin, je « déteste » toujours le shérif, normal, c’est le méchant, mais ce shérif là est vraiment flippant et je n’arrive pas à aimer son humour noir… Il est retors, cruel, pervers, cynique et c’est un véritable obsédé sexuel ! A déconseiller aux âmes sensibles et à celles et ceux qui ont peur des sorcières folles. XD

    Mes répliques favorites :
    Citation :
    ROBIN : Is it true boy ? Did you kill a deer?
    WULF: Hundreds of ‘em.
    ROBIN (à AZEEM alors que le jeune garçon s’enfuit en courant): Ah ! You scared him.
    Citation :
    ROBIN: If you need me, I will be with the woodsmen. Send for me as 'Robin Hood.'
    MARIAN: Robin! Do something for me.
    ROBIN: What?
    MARIAN: Take a bath.


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http://robin-hood.forumactif.com

Le Prince des Voleurs [Film 1991]

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