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If I had to do it again, I’ll do the same

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Marian de Knighton
♣ Lady / Nightwatchman ♣


√ LOCALISATION : In the arms of Robin
√ NOMBRE DE PRINTEMPS : 26

► WE ARE ROBIN HOOD ◄
● Age: 21 printemps
● Titre: Noble
● Inventaire:

MessageSujet: If I had to do it again, I’ll do the same Jeu 1 Avr - 1:55


... If I had to do it again, I’ll do the same ...



"Something To Believe In"


NOTTINGHAM CASTLE
PRINTEMPS 1194


La nuit était claire. Les étoiles formidablement scintillantes et la lune presque pleine illuminaient la campagne de Nottingham comme si c’était déjà l’aube… Tout était calme, même les gardes somnolaient à leur poste. Ayant revêtue l’une de ses pèlerines sombres, capuchon rabattu sur le visage, Marian avait quitté son lit depuis déjà plusieurs heures déjà. S’étant glissée à travers les couloirs du château, aussi silencieuse qu’une ombre, elle avait pu ainsi échapper à la vigilance des gardes et ainsi, en secret, elle avait rejoint la plus haute des tours du château de Nottingham. La jeune femme voulait y admirer les étoiles. Cette nuit semblait idéale pour ça, et elle pensait que regarder les étoiles la rapprocherait de lui. Avec les évènements de cette journée, il lui était absolument impossible de dormir.

Son regard la hantait. Robin… son amour. Elle le revoyait sans cesse les yeux brillants, la suppliant de le suivre tout en sachant parfaitement que c’était la seule solution pour que qu’ils s’en sortent indemnes, tous les deux. Elle était persuadée qu’il en était de même pour lui. Elle se l’imaginait, assis près du feu du camp, occupé à tailler ses précieuses flèches et à réfléchir à la meilleure façon de la faire sortir de là, tout en aidant le roi bien sûr et en sauvant l’Angleterre. Il ne devait sans doute pas même avoir la moitié d’un plan, mais devait être persuadé qu’il ne pouvait échouer. Son audacieuse confiance en lui, pour ne pas dire son arrogance, lui manquait déjà. Elle aurait tant aimé être dans ses bras en ce moment et le regarder dormir. Elle avait découvert lors de ces quelques nuits dans la forêt qu’ils avaient passé l’un près de l’autre que c’était une de ses occupations favorites : il était tellement plus serein, plus calme... et si beau….

Un soupir lui échappa… Il y avait quelques heures à peine ils étaient si heureux après avoir établi le plus merveilleux plan de leur vie : trouver Lardner, ramener le roi Richard en Angleterre, vaincre le shérif et enfin, se marier. Ainsi, une fois leur « mission » achevée, ils auraient enfin remis de l’ordre dans le cours de leur vie interrompue à son départ en Terre Sainte, il y a sept ans. Et pour la jeune femme, à présent que la première partie était achevée, le reste tenait toujours. C’était leur objectif et ils s’y fixeraient coûte que coûte. Sa bague ne la quittait pas. Sa magnifique bague en argent sertie d’une émeraude d’un vert magnifique, vert comme la forêt. Le cœur de Sherwood… Le cœur de Robin… Elle la portait près de son cœur, à l’insu de tous. Elle y sentait encore la chaleur de son baiser. Comme il l’avait si bien dit : ensemble, ils étaient plus forts. Comment avait-elle pu penser, lors de son retour, qu’elle avait cessé de l’aimer ? Lorsqu’ils étaient ensemble, à Sherwood, elle avait compris tellement de choses… Elle savait dorénavant que le seul moyen de se sentir entière, complète, était d’être avec lui. Auprès de Robin, elle avait cette impression de plénitude, comme si avant cela toute une partie d’elle lui échappait, une partie qui lui appartenait et qu’elle ne retrouvait qu’une fois qu’ils étaient ensemble, réunis. Elle se demandait si lui aussi avait cette étrange sensation. S’il se sentait plus vivant avec elle à ses côtés, et déchiré en deux à chaque fois que les évènements les amenaient à se séparer. A Sherwood, Marian ne s’était jamais autant sentie « elle-même ».

Et maintenant voilà qu’elle était de retour au château, sous la protection de Sir Guy. Le bras droit du shérif était si prévenant à son égard. Ce n’était plus l’homme d’il y a quelques mois, celui qu’elle avait publiquement humilié et qui s’était vengé en brûlant sa maison et en les assignant, elle et son père, à résidence. Il semblait avoir totalement oublié la honte qu’elle lui avait infligée devant l’autel, plus aucune trace de rancune ne filtrait dans ses paroles. Elle avait constaté l’évolution de son comportement vis-à-vis d’elle durant les quelques mois avant son départ pour Sherwood. Lorsque son père était mort, il avait réagit d’une façon si peu attendue, si imprévisible, presque brutale. Il avait alors dévoilé on ne peut plus clairement ses sentiments : il lui avait demandé de le laisser prendre soin d’elle, de le laisser la protéger, il lui avait confié que ses sentiments pour elle ne s’en étaient jamais allés bien au contraire. Il l’aimait encore et plus que jamais. Puis il avait commis l’erreur de profiter de sa faiblesse et de son besoin d’être consolée. Il avait tenté de l’embrasser. Ensuite, quelques semaines après, elle était revenue au château avec la bande, pour surveiller de près Robin embarqué dans une mission plus que dangereuse où il était dans un rare état de faiblesse, à frôler la mort, tandis que sa survie reposait entre les mains d’un homme qui peu de temps avant avait tenté de le tuer.

Marian avait délibérément ignoré l’ordre du hors-la-loi de rester au camp. Elle ne pouvait se résoudre à l’abandonner comme ça, pas quand il pouvait avoir plus que jamais besoin de son aide. Et encore une fois, son intuition s’était révélée exacte. Sans elle, Robin et ses amis n’auraient pas survécu à cette journée. Elle avait stoppé le geste de Guy qui s’apprêtait à séparer la tête de Robin de son corps, puis plus tard, risquait de repérer les membres du gang au château. Malheureusement, ce sauvetage avait eu un coût : elle avait du embrasser Gisborne. Elle se souvenait encore, et avec dégoût, de ce baiser faussement passionnée qu’elle lui avait donné. C’était la deuxième fois qu’elle l’embrassait, bien la première n’ait en aucune façon été de son propre chef et qu’elle ait du se laisser faire par Guy qui, à l’époque, était son fiancé. Elle espérait que c’était la dernière…

Mais à présent, étant de nouveau à Nottingham, au château, et donc au plus proche du maître d’armes, les échappatoires étaient bien minces… Celui-ci, désormais persuadé qu’elle avait elle aussi des sentiments à son égard, bien qu’elle ne veuille pas se l’avouer, était dans tous ses états avec elle. Elle ne pouvait ignorer la joie qu’il éprouvait depuis qu’il l’avait récupérer dans cet arbre, et soi-disant sauvé du « méchant » Robin Hood. Il se faisait l’effet d’un chevalier ayant sauvé la jeune demoiselle en détresse, et elle n’avait pas cherché à le détromper. Ses talents d’actrice ayant fait le reste, elle avait véritablement simulé une grande détresse et un soulagement lors de son « sauvetage ».

Depuis qu’elle était de retour donc, il n’avait cessé de lui lancer des regards éloquents. Ce qui faisait vibrer sa voix lorsqu’il s’adressait à elle, d’une manière d’abord hésitante puis de plus en plus sûre au fur et à mesure que le temps passait, ce qui brillait dans ses yeux, cette flamme, cet incendie plutôt, à chaque fois qu’il croisait les siens. Elle ne pouvait plus le supporter. Certes, Guy lui était utile pour ça, et ses sentiments à son égard l’aidaient à récolter des informations pour Robin. Elle ne craignait pas les hommes, si ce n’était pour ce qu’ils pouvaient faire à ceux qu’elle aimait. Mais là, bien qu’elle ait du mal à se l’avouer, il y avait une certaine appréhension, une certaine inquiétude, pour ne pas dire frayeur, envers cet homme brûlant de passion pour elle. Si elle le connaissait moins et ne savait pas qu’il saurait faire preuve de retenue par égard pour elle, et du fait de son sens de l’honneur, elle aurait sans doute refusé de revenir ici, ou se serait enfuie en courant. Elle avait beau être forte et l’avoir déjà battu à plusieurs reprises sous le masque du Veilleur de Nuit, elle n’était pas certaine de pouvoir lui échapper s’il décidait un jour de la prendre par force…

Cette idée la faisait sans cesse frissonner, aussi la refoula-t-elle et cherche à concentrer de nous ses pensées sur Robin… Que pensait-il en ce moment-même ? Refaisait-il dans sa tête la journée qui venait de se dérouler, tout comme elle l’avait fait à de nombreuses reprises ? Elle avait été surprise un instant qu’il accepte son idée et la laisse repartir, seule, à Nottingham, auprès de ses ennemis et dans un endroit où il ne pourrait la protéger. Elle était heureuse qu’il ait enfin compris son point de vue : elle était plus utile ici qu’elle ne l’était à Sherwood, avec le reste de la bande. Et puis il semblait qu’elle ne risquait pas grand-chose après tout, du moins, pas tant qu’elle ne se faisait pas prendre en tant que Veilleur de Nuit ou lorsqu’elle espionnait au château.

Guy, comme elle l’avait compris, l’avait couverte pour ce qui s’était passé avant la mort de son père. Il semblait ne pas avoir parlé au shérif de la nature de la dague qui avait tué le geôlier et permis à son père de s’échapper, volant par la même occasion le Pacte de Nottingham, cette charte de traîtres qui s’étaient fait la promesse de tuer le Roi pour placer son usurpateur de frère sur le trône. La dague en question appartenait à Marian et elle s’en servait pour attacher ses cheveux. Son père lui avait sans doute prise, sans qu’elle ne s’en soit rendu compte, lorsqu’elle lui avait rendu visite dans les prisons.

Après la mort de son père, cela avait été un argument de Guy pour qu’elle se repose sur lui : il allait la protéger. Elle était d’ailleurs surprise que malgré le fait qu’elle se soit enfuie après cet épisode, le maître d’armes n’en ait pas parlé au shérif et ait continué à la couvrir… Dans l’immédiat, elle ne craignait donc rien – du moins aucunes représailles – de la part du shérif. Celui-ci l’ignorait comme à son habitude ou ne pouvait s’empêcher de lui lancer des remarques acerbes et méprisantes, lui rappelant par la même occasion où se trouvait sa véritable place de femme… Elle était bien sûre surveillée, mais sans doute de moins près qu’elle ne l’avait été auparavant. Le shérif semblait de toutes façons avoir d’autres préoccupations, notamment retrouver son fameux pacte. Et tant mieux, car cela lui laisser un peu plus de liberté pour observer les alentours, espionner et éventuellement sortir du château en cas de besoin, si elle devait avertir Robin.

Pourtant, Marian n’était de retour au château que depuis quelques heures, et elle ne se sentait pas du tout à son aise… Elle étouffait déjà ! Cet endroit si froid aux écrasants murs de pierre… Ces hommes qui l’habitaient et qui étaient la cause de la mort de son père… Le Nightwatchman réduit au silence et à l’inactivité… Être si loin de l’être qu’elle aimait… Autant de choses qui la rendaient folle. Elle savait sa présence être plus utile ici, elle pouvait se renseigner, aider Robin, le protéger mais pour cela elle devait réduire au silence son cœur. C’était son choix, certes, mettre la priorité sur le devoir qu’elle avait envers son peuple, son roi, son pays, avant celui de son amour. Mais cela n’en était pas moins difficile et elle se sentait déchirée. Il lui fallait prétendre le mépriser, lui, son ravisseur – mais en réalité uniquement le ravisseur de son cœur, prétendre adhérer à la politique du shérif, faire semblant d’être une lady bien comme il faut, adepte de la broderie et de la flûte, prétendre être tout ce qu’elle n’était pas en réalité. Même si la partie était éprouvante et difficile, elle devait continuer à jouer le jeu. Car si ils l’emportaient, à la fin, elle pourrait enfin infliger au shérif le sort qu’il méritait, elle pourrait lui faire payer la mort de tout ces hommes, femmes, enfants qu’il avait réduit à la famine ou regardé mourir. Elle vengerait son père. Marian voudrait tellement pouvoir enfin crier à tous son amour pour lui et leur futur mariage, elle voudrait tellement… Et toujours son visage lui revenait, son air malicieux et insolent de gamin ayant grandi trop vite, son sourire narquois qui avait le don de la faire à chaque fois tomber un peu plus amoureuse de lui – si c’était possible, ses fabuleux yeux bleus qui semblaient pouvoir lire jusqu’au fond de son âme. Elle revoyait aussi tout le bien qu’il faisait autour de lui, les gens qu’il avait sauvé… Elle revoyait les regards confiants de Much, Will, Petit Jean et Djaq… Et elle savait que si c’était à refaire, elle referait la même chose…

Oui, le sacrifice en valait la chandelle se disait-elle, son regard limpide fixé sur le disque argenté et brillant de la lune. Car au fond, elle le faisait aussi pour lui, elle le faisait pour eux. Et lorsqu’ils seront enfin réunis, ce sera dans un monde qu’ils auront choisi, celui pour lequel ils se seront battus, un monde de paix et de justice où l’on se préoccuperait vraiment de son prochain. Ils étaient peut-être tout des fous, des imbéciles, des rêveurs… Mais comment pouvaient-ils espérer être heureux dans un monde comme celui d’aujourd’hui où seule comptait la loi du plus fort, où les honnêtes gens étaient foulés sous le pied par des hommes sans scrupules, et où le bon peuple vivait dans une agonie lente ? Oui, le bonheur, ils le trouveraient enfin dans ce monde meilleur : une fois le roi de retour, le plan du Prince Jean et des Chevaliers Noirs dévoilés et le shérif vaincu.

Après avoir un moment contemplé le ciel et laissé dériver ses pensées, Marian se dit qu’il serait peut-être temps de regagner sa chambre avant que l’on ne remarque son absence. Elle traversa les couloirs de la même manière qu’elle les avait parcouru en sens inverse. Il y avait bien peu de rondes de gardes dans le château à cette heure, et elle trouva cela un brin suspect. Soudain, alors qu’elle traversait ce fameux couloir où il n’y avait pas de recoins dans lesquels se cacher, elle entendit des voix. Des voix qu’elle reconnut tout de suite. Le shérif et Gisborne approchaient, et ils semblaient avoir une conversation animée. Il ne fallait pas qu’ils la voient ici ! Sinon, qui savait ce que le shérif pourrait penser. Elle savait parfaitement qu’il avait des doutes sur elle, et il devait même pouvoir facilement considérer comme une éventualité qu’elle soit de mèche avec son pire ennemi, Robin Hood. Si il la prenait à traîner dans cet endroit du château à une telle heure, qui sait ce qu’il pourrait penser. Se plaquant contre le mur, Marian tendit l’oreille et comprit que c’était déjà trop tard : elle venait d’être prise en étau avec d’un côté le shérif et son bras-droit qui arrivaient de derrière elle, et de l’autre la ronde de gardes qui avançaient dans sa direction. Plus le temps. Il n’y avait plus de temps pour trouver une meilleure solution. Elle ouvrit la seule porte qui se trouvait en face d’elle. Elle s’engouffra dans la pièce, qui comme elle le savait, était aussi une de celles où il ne fallait surtout pas qu’on la surprenne. Il s’agissait de la pièce privée du shérif. Elle s’y était déjà rendue, une fois, en compagnie de son charmant ami allemand, le comte Friedrich, et ils y avaient surpris une intéressante conversation qui le leur avait permis de mener à bien un plan, et de devenir alliés par la même occasion. Par chance, cette fois-là, ils n’avaient pas été pris. Marian, cachait derrière l’une des colonnes, un œil sur la porte, espérait que cette fois-ci, les deux hommes ne feraient que passer leur chemin, sans s’arrêter. A peine avait-elle formulé cette pensée que la porte s’ouvrit en trombe et qu’elle eut tout juste le temps de se dissimuler

« Qu’avais-je dit à propos de cette porte déjà Gisborne ?! Je veux que des gardes y soient postés. Tout le temps ! »

« C’est de l’incompétence ! De l’incompétence Gisborne ! Et j’aime être entouré d’incompétents dans mon château ? Réponse : non ! Remédiez-y au plus vite. Ma patience a des limites… »

« Et faites entrer votre garçon. Je veux être certain qu’il aura reçu les ordres de manière directe pour cette fois. Nous ne devons pas faire d’erreur. Le plan doit se dérouler comme prévu… ».

La jeune femme entendit une troisième personne entrer dans la pièce et refermer la porte derrière elle. Ce devait être Allan. Oui, c’était bien Allan confirma-t-elle après avoir jeté un rapide coup d’œil. Que faisait-il donc ici ? Et quel était donc ce plan dont parlai le shérif ? Cela avait-il encore un rapport avec les Chevaliers Noirs ?

« Ahah. Magnifique journée aujourd’hui, n’est-ce pas ? Nous avons réussi à battre Hood. Cette ridicule et risible raclure de Robin Hood. C’était touchant, vraiment… Tous ses espoirs de revoir son roi bien-aimé revenir au pays et sauver son bon peuple, pfft, envolés ! Ahah. C’est bon ça, c’est bon. J’aurais vraiment aimé voir leur tête à ce moment-là… Lorsque mon cher faucon adoré a rompu les os de leur pathétique pigeon porteur de toutes leurs espérances… Au moins une chose de réglée. Le Roi ne risque pas de débarquer et d’anéantir tous nos projets. Nous avons encore le temps pour préparer notre dernière offensive… »

Marian n’en revenait pas. Elle n’arrivait pas à le croire. Cela ne pouvait pas être vrai, il devait y avoir erreur. Tout ce pour quoi ils s’étaient battus cet après-midi ne pouvait avoir été vain ! Les jambes coupées par le choix de la nouvelle, elle appuya plus fortement son dos contre la colonne, évitant ainsi de se laisser glisser sur le sol de pierre froide. Elle suivit avec d’autant plus d’attention la suite de cette conversation qui promettait d’être intéressante et riche en informations.

« Bon maintenant, plus d’erreur. Notre prochain plan doit se dérouler sans que Hood ne vienne une fois de plus nous mettre un bâton dans les roues. Alors Gisborne, vous m’aviez fait savoir il y a quelques instants que vous aviez des nouvelles à propos de ce jeune Philippe ? »

« Oui, nos espions m’ont rapporté que Philippe est déjà en route pour l’Angleterre. Il semblerait que le Roi Richard ait confié le garçon aux bons soins de la comtesse Tourtelot. Et pour quelque obscure raison, il aimerait se rendre à Nottingham. Ils débarqueront au port d’Harwich dans la semaine. »

« Ah ! Merveilleux ! Enfin une bonne nouvelle ! Qui d’autre est au courant ? »

« Personne » assura Gisborne.

« Parfait. Trouvez Philippe et tuez-le. Je vais avertir le prince Jean que nous sommes gentiment occupés de son cher neveu. Il en sera ravi… »

Le neveu du prince Jean ? Le roi Richard aurait donc un fils ?

« Après tout… lorsque nous en aurons terminé avec ce brave Richard, ce sera le dernier obstacle potentiellement susceptible de se placer entre lui et le trône ».

Plus aucun doute à présent, le Roi avait un fils. Illégitime semblait-il, mais cela ne l’empêchait pas pour autant d’en faire son héritier s’il venait à disparaître. Et les Chevaliers Noirs comptaient s’occuper de la même manière de ce fils caché que de son père.

« Il porte au doigt le sceau royal, vous le reconnaîtrez à cette chevalière. Attention, faites en sorte qu’aucun lien ne puisse être fait entre l’élimination de ce jeune homme et moi-même ou le Prince Jean. Soyez discrets et faites passer cela pour… …disons… un incident de route. Les voyages ne sont plus sûrs ces derniers temps, n’est-ce pas ? Des bandits l’auront assassiné. Après tout, l’Angleterre ne regorge-t-elle pas de voleurs et de hors-la-loi ?… »

« Vous voudriez que l’on fasse passer cela pour l’œuvre de Hood et de sa bande ? »

« Mais non imbécile ! Croyiez-vous vraiment pouvoir faire avaler un instant au Roi Richard de telles balivernes ? Il a une totale et aveugle confiance envers son bien aimé Robin de Locksley, ancien capitaine de sa garde, héros de Acre et l’homme qui lui a sauvé plus d’une fois la vie. D’autant que Robin ne tue que lorsque c’est nécessaire. Croyez-vous vraiment que l’on puisse concevoir un seul instant qu’il ait tué le fils de l’homme qu’il sert avec autant de dévotion ? Réponse : non. Trouvez une meilleure idée Gisborne ! Et amenez votre garçon… Faites cela tous les deux, dans la discrétion… Le malheureux imbécile a apparemment décidé de partir de son domaine en France de son propre chef. Et je doute que son cher père soit au courant… Trop occupé à mener la guerre contre les Infidèles. Réglez cela rapidement, proprement. Je ne veux pas de bavure cette fois-ci. »

« Considérez la chose comme faite Monseigneur. »

Elle les entendit quitter un à un la salle et lorsque la porte se fut refermer derrière eux, elle attendit quelques instants et sortit de sa cachette. Discrètement, elle tourna la poignée, ouvrit légèrement la porte et se glissa dans l’entrebâillement, la capuche toujours rabattu sur son visage et la tête baissée, elle s’apprêtait à traverses le couloir au pas de course pour regagner ses appartements, lorsqu’un raclement de gorge attira son attention. Etouffant une exclamation de surprise, elle se plaqua contre le mur et se retrouva face à face avec…
…Allan !

« Allan, tu m’as fait une de ces peurs ! » chuchota la jeune femme tout en replaçant une de ces mèches derrière son oreille.


Dernière édition par Marian de Knighton le Lun 31 Mai - 16:36, édité 8 fois
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Allan A Dale
Prince of Pickpocketing


√ LOCALISATION : Sherwood
√ NOMBRE DE PRINTEMPS : 24

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● Age: 25 ans
● Titre: Hors-la-loi
● Inventaire:

MessageSujet: Re: If I had to do it again, I’ll do the same Mar 6 Avr - 0:43

Un silence presque inquiétant dominait l’atmosphère calme et ensommeillée du château. La lune extrêmement brillante permettait de projeter l’ombre des grandes fenêtres sur le sol froid. Malgré cet éclairage naturel et l’heure bien avancée de la nuit, les torches des murs de pierres étaient allumées, leur flamme dansant au rythme des courants d’airs. Allan A Dale, vêtu de noir, marchait dans les couloirs du château, son épée bringuebalant à sa taille faisant écho à ses pas rapides. Il se devait d’être vif s’il ne voulait se faire distancer par Gisborne. Le maître d’armes pressé et l’air préoccupé, avançait à grands pas devant son nouveau disciple. Allan connaissait bien cette attitude chez Gisborne. Il agissait ainsi à chaque fois qu’il devait rencontrer le shérif. Et à chaque fois, Allan devait le suivre, accélérant son allure sans savoir qu’elle était la raison de l’entrevue entre Gisborne et le shérif. Mais même si Allan demeurait dans le brouillard jusqu’à la discussion des deux hommes en question, il ne montrait ou ne faisait jamais entendre son interrogation, n’osant agacer le bras droit du shérif et ne souhaitant encore moins passer pour un idiot. Cette nuit, la question habituelle traversa donc une nouvelle fois son esprit, sans traverser ses lèvres.

C’est peut-être ça être la boniche de Gisborne, pensa-t-il amèrement.

La boniche… Robin l’avait appelé ainsi. Ce mot lui était resté en travers de la gorge. Bien qu’il lui ait aussitôt répliqué avec dédain, Allan avait été blessé dans son amour propre. Le fait que ce soit spécifiquement Robin qui le lui ait dit, renforçait ce désagréable sentiment de tristesse par de la colère. Robin qui n’avait jamais posé son regard sur une autre personne que Marian et évidemment lui-même, avait daigné poser ses yeux sur Allan, mais c’était alors le regard plein de hargne et de dégoût. Le brave, le glorieux, l’héroïque Robin des Bois avait considéré son ancien ami comme pas moins qu’un tas de crottins. Allan s’était consoler en pensant que si justement Robin le voyait ainsi, s’était parce que lui-même était blessé. Il avait été trahi dans son propre groupe. Il avait marché tranquillement vers sa quête et ne s’était pas méfié de ce qu’il aurait pu lui tomber dessus au détour d’un chemin. Il s’était enfermé dans sa bulle d’égocentrisme et d’inattention et avait été surpris de la voir éclater par Allan. Il s’était pris une baffe. Il avait dû faire face à sa vraie personnalité. il avait dû faire face à la réalité et avait dû mettre de côté les chimères de son héroïsme et de sa fierté, avec lesquelles il s’était bercé.

Allan, tout en poursuivant sa marche effrénée, se consolait ainsi. En pensant que Robin avait mérité cet acte de trahison. Sans compter qu’Allan, en servant le shérif, gagnait de l’or. Or qu’il ne pouvait que toucher et regarder lorsqu’il était hors-la-loi. Bien évidemment il se mentirait s’il disait qu’aider les villageois dans la détresse avait été une contrainte. Il avait aimé distribuer les bourses remplies de pièces, les bijoux, les paniers de nourriture. Il avait aimé aider. Il avait aimé se rendre utile… Mais qui l’aidait lui ? Qu’est-ce qu’il avait gagné à part de la gratitude ? Ce n’était pas les sourires de joie qui allait lui payer ses terres et sa maison tant désirées enfant. Ce n’était pas les poignées de mains ou les étreintes amicales qui allaient lui permettre d’avoir une famille. Le Roi Richard pourrait revenir de Terre Sainte à tout moment, et Robin serait alors à nouveau nommé seigneur de Locksley. Il aurait des terres, une demeure et une femme. Allan, lui, n’aurait rien de tout ça. Ou plutôt, aurait pu ne rien avoir… Contrairement à ceux qui ont continué à suivre, à servir Robin qui eux n’auront rien. Rien en dehors de leur liberté de citoyens. Mais Robin de Locksley s’enfichait pertinemment de leur futur sort. Il leur serait reconnaissant voilà tout.

Allan stoppa sa marche. Lui et Gisborne étaient parvenus au bout du couloir auquel le shérif les attendait. Tout trois entrèrent l’un après l’autre dans la pièce privée de shérif, celle-là même où le nommé Vasey préparait ses plans les plus malfamés. A peine entré, Gisborne fût asséné par les plaintes et différentes menaces du shérif. En refermant la porte derrière lui, Allan savait que les minutes qui allaient suivre n’allaient pas s’écouler pour parler d’un heureux évènement. L’atmosphère de cette pièce spéciale en disait long et le regard brillant de malveillance en disait encore plus sur un futur complot. L’ombre d’un sourire se dessina sur les lèvres de se dernier, à l’évidence il trépignait d’impatience. Il allait annoncer un mauvais plan finement calculé et médité qui contribuerait à le mettre de bonne humeur. Le shérif commença à parler. Le verdict ne tomba pas encore. Il gardait le meilleur pour la fin. Il parla d’abord de la défaite de Robin de la journée concernant l’histoire du pigeon voyageur. Défaite qui était apparue aux yeux d’Allan comme celle de l’Angleterre. Car en attaquant le volatile porteur de message, la buse du shérif n’avait pas seulement refermé son bec acéré sur une victime, mais aussi sur l’unique moyen d’alerter le Roi Richard que son pays tombe entre les mains de seigneurs félons, et donc l’unique possibilité que le Roi Cœur de Lion refoule le plus tôt possible ses terres. Bien qu’obliger de suivre Gisborne, Allan avait espéré contribuer d’une certaine manière à ce que le pigeon Lardner réussisse sa destinée. Il avait permis au Fou et à son vieil ami Will de s’enfuir. Il leur avait évité la potence. Il leur avait épargné une mort certaine…
Le shérif en vint à l’essentiel de leur rencontre nocturne.

« Alors Gisborne, vous m’aviez fait savoir il y a quelques instants que vous aviez des nouvelles à propos de ce jeune Philippe ? »

« Oui, nos espions m’ont rapporté que Philippe est déjà en route pour l’Angleterre. Il semblerait que le Roi Richard ait confié le garçon aux bons soins de la comtesse Tourtelot. Et pour quelque obscure raison, il aimerait se rendre à Nottingham. Ils débarqueront au port d’Harwich dans la semaine.

« Ah ! Merveilleux ! Enfin une bonne nouvelle ! Qui d’autre est au courant ? »

« Personne.»

« Parfait. Trouvez Philippe et tuez-le. Je vais avertir le prince Jean que nous sommes gentiment occupés de son cher neveu. Il en sera ravi… »

Le verdict était tombé. Allan fût quelque peu étonné par la nouvelle. Mais il s'en remis rapidemment. Après tout, oui il venait d'apprendre que le Roi de son pays avait un fils illégitime, qui plus est, un fils qui risquait bien de reprendre le titre de son père, et Allan le savait alors que le nombre de personnes à le savoir était certainement très restreint, ce qui était jouisif d'une certaine manière, mais si on lui avait divulguer l'information, aussi secrète était-elle, c'était pour assassiner l'homme en question. Exécuer un ordre, voilà ce que c'était! Un ordre parmis tous les autres. Un ordre qui se confondait avec celui de traquer un messager, ou encore celui de sceller un cheval! La seule chose qui changeait était la somme... Et ce travail là, allait lui coûter plus que n'importe quelles autres actions réalisées auparavant. L'effort était moins fatiguant et la somme plus grande. La seule difficulté qu'Allan pourrait rencontrer, était que lui est Gisborne, à eux-deux seulement, devaient trouver un stratagème pour tuer le potentiel héritier au trône, sans que l'on ne puisse remonter jusqu'au shérif ainsi qu'à ses contacts. On ne devait même pas le soupçonner. Aucune rumeurs ne devait donc filtrer. Et pour ne pas attribuer une tête spécifique à un acte, le meilleur moyen était de faire en sorte que l'on fasse inconsciemment le lien avec une autre tête... Allan devait réfléchir à cette tête...

« Considérez la chose comme faite Monseigneur. »

Cette phrase mit fin à la conversation, et aux pensées d’Allan. Il décolla les yeux du sol, qu’il avait fixé lors de l’entretien, plongé dans les profondeurs de son esprit. Son regard passa rapidement sur le visage dur et impassible de Gisborne, puis il fut attiré par un mouvement. Un mouvement subreptice qui n’avait pas lieu d’être derrière une colonne en pierre, raide et immobile, dans une pièce ne contenant que trois personnes avec lui, dont deux se trouvaient devant lui… Une chevelure brune apparue furtivement… une chevelure qui appartenait à une personne qu’Allan connaissait… Il ne fît rien. Il se contenta de tourner les talons, décollant ses yeux océaniques de la colonne, et de suivre le shérif et le lieutenant. Une fois à l’extérieur de la pièce, le shérif congédia Gisborne, qui fît de même aussitôt avec Allan. Celui-ci attendît que les deux supérieurs soient invisibles et l’écho de leurs pas sourds, pour se laisser tomber de dos contre le mur. Adossé, les bras croisé sur son torse, il guetta la sortie de l’intrus. Un léger grincement de porte lui indiqua l’arrivée imminente de la quatrième personne. Le dos d’une silhouette encapuchonnée apparu dans son champ de vision. Puis la silhouette se tourna et c’est sans surprise qu’Allan reconnu le visage de Lady Marian.

Il se racla la gorge. Elle sursauta, se plaqua contre le mur puis chuchota.

« Allan, tu m’as fait une de ces peurs ! »

Allan haussa les épaules comme pour balayer toutes potentielles excuses que Marian pourrait attendre, puis la regarda droit dans les yeux, un discret sourire en biais.

« C’est drôle de me sermonner parce que je vous ai effrayée… Vous devriez avoir la conscience tranquille pourtant… C’est vrai, ce n’est pas comme si vous vous étiez trouvée dans la pièce privée du shérif en pleine nuit à espionner et que vous aviez surpris une conversation concernant le meurtre du fils illégitime du Roi d’Angleterre… »

Allan était en face de Lady Marian, dans un des nombreux couloirs froids du château, en pleine nuit, il venait de la surprendre dans un lieu oû elle n'avait pas lieu de s'y trouver, et il blaguait! Mais il ne voulait pas mettre Marian mal à l’aise, bien que tout deux la savait dans une mauvaise posture,


« Alors, vous êtes insomniaque depuis quand ? »

Il poursuivait dans son élan d'humour, parfaitemant conscient que Marian, incrédule et peut-être gênée, voulait tout sauf rire...


Dernière édition par Allan A Dale le Jeu 8 Avr - 0:20, édité 5 fois
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Marian de Knighton
♣ Lady / Nightwatchman ♣


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MessageSujet: Re: If I had to do it again, I’ll do the same Mer 7 Avr - 11:26

A son expression de surprise, Allan haussa les épaules, d’un air désabusé, puis il la fixa droit dans les yeux, regard qu’elle soutint sans flancher. Un léger sourire en biais apparut alors sur le visage de celui qui était désormais l’homme de main de Gisborne.

« C’est drôle de me sermonner parce que je vous ai effrayé… Vous devriez avoir la conscience tranquille pourtant… »

La conscience tranquille… Là c’était lui qui faisait de l’humour. Comment pouvait-elle avoir la conscience tranquille alors qu’elle venait de se faire prendre au mauvais endroit au mauvais moment ? Surtout quand celui qui l’avait surpris était du côté de l’ennemi et pouvait la dénoncer à tout moment.

« C’est vrai, ce n’est pas comme si vous vous étiez trouvée dans la pièce privée du shérif en pleine nuit à espionner et que vous aviez surpris une conversation concernant le meurtre du fils illégitime du Roi d’Angleterre… » poursuivit-il comme en confirmation de ses pensées.

Marian sentit comme un poing lui enserrer l’estomac, et elle préféra ne rien dire pour l'instant. Elle attendait la suite pour savoir enfin comment allaient tourné les évènements. Elle était prête à assumer les conséquences de ses actes.

Aussi surprenant que cela puisse paraître dans ce genre de situation, le jeune homme préféra entamer avec elle ce qui semblait être une innocente discussion. Cependant là encore, elle devait se montrer prudente. Les apparences pouvaient très bien être trompeuses et cela ne pouvait être pour lui qu’un jeu.

« Alors, vous êtes insomniaque depuis quand ? »

« J’allais te poser la même question. Depuis combien de temps toi et tes amis, Guy et le shérif, vous levez-vous en pleine nuit pour préparer vos plans de haute trahison envers le Roi et l’Angleterre? » fit-elle, une pointe de sarcasme dans la voix et toujours à voix basse pour ne pas se faire repérer.

Des bruits de pas se rapprochaient, sans doute une nouvelle ronde de gardes. N’attendant pas la réponse du jeune homme, Marian le saisit par la manche et l’entraîna dans une pièce vide qui se trouvait dans un couloir perpendiculaire à celui dans lequel ils s’étaient trouvés quelques instants plus tôt.

Sombre et exiguë, c’était l’une des pièces les moins fréquentées du château. En réalité, il s’agissait autrefois de l’une des chambres que l’on destinait aux membres du clergé de moindre importance qui venaient chercher l’hospitalité à Nottingham. L’actuel shérif n’étant pas des plus pieux, les frères et sœurs de l’Eglise avaient tendance à l’éviter. Aussi, bien peu se pointaient désormais au château en demandant le toit et le couvert pour une ou quelques nuits. La plupart préférait sans doute se payer le luxe d’une auberge ou s’offrir le moindre confort d’une grange ou d’une étable.

Le mince filet de lumière qui entrait par l’étroite fenêtre perçant l’un des murs permettait de distinguer un âtre poussiéreux, une chaise sur laquelle était disposé un broc, ainsi qu’un lit de la plus simple facture. Marian ne s’attarda pas sur le décor de cette nouvelle pièce, la seule chose qui lui convenait c’était l’assurance qu’ils ne seraient pas surpris en pleine conversation. Encore une fois, elle avait eu le bon réflexe en les amenant ici. Avoir vécu toutes ces années au château lorsque son père était le shérif en fonction et en connaître les moindres coins et recoins avaient parfois du bon.

« Écoute Allan », chuchota-t-elle, « Tu ne peux pas laisser faire ça ! Si le Roi Richard décède en Terre Sainte, Philippe pourrait être notre seul espoir. Tu sais combien les choses risqueraient de devenir encore plus difficiles pour le peuple si le Prince Jean réussissait à monter sur le trône. Le fils du Roi Richard arrive dans environ une semaine en Angleterre, cela nous laisse le temps de penser à quelque chose… »

Marian espérait sincèrement qu’Allan serait de son côté encore une fois. Bien qu’ils les aient trahis en se retournant contre Robin et en servant désormais leurs ennemis, le shérif et Guy de Gisborne, Allan n’était pas tout à fait mauvais. Il l’avait prouvé à plusieurs reprises lorsqu’il n’avait pas révélé la nature de sa deuxième identité, ou lorsqu’il lui avait suggéré de faire parvenir à Guy une lettre indiquant qu’elle se trouvait au couvent de Ripley alors qu’en réalité elle se trouvait à Sherwood avec la bande à Robin. Plusieurs fois il l’avait aidé, mais c’était uniquement lorsque cela la concernait, elle. Après les évènements d’aujourd’hui, elle avait plus de doute à son sujet. Il avait tenté sans l’ombre d’un scrupule de tuer le messager du Roi alors que celui-ci se trouvait à terre, désarmé et amputé d’une jambe. Et ce ne pouvait être que lui qui avait parlé au shérif de l’arbre dans lequel ce même messager avait dissimulé le précieux chargement qui était signalé dans la missive du roi, Lardner, qui ne s’était révélé n’être autre qu’un pigeon voyageur.

Il n’était pas certain que le jeune homme accepte de l’aider – elle en doutait d’ailleurs fortement – mais elle se devait d’essayer de le convaincre ou du moins, de s’assurer de son silence quant à son sujet. Si elle ne pouvait compter sur lui pour transmettre le message à Robin, elle devrait s’y rendre elle-même, ce qui impliquait de nombreux risques maintenant qu’elle était de nouveau au château. Certes, les règles de son assignation à résidence au château semblaient avoir un peu évoluées depuis son retour – elle n’avait plus de gardes la suivant dans chacun de ses déplacements et cela était un véritable soulagement pour ses nerfs – mais elle n’avait pas la naïveté de croire que ces allées et venues entre la ville et le château, ou encore ces sorties de Nottingham n’étaient pas surveillées.

Marian vit qu’Allan semblait en proie à un conflit intérieur. Elle savait qu’au fond il avait gardé une certaine affection pour ses anciens amis, même s’il avait répondu de manière véhémente aux répliques méprisantes de Robin à son sujet. « Je compte ma monnaie chaque matin » avait-il dit. Mais la jeune femme savait qu’une part de lui n’était tout à fait égoïste. Une partie de sa personne – celle qui était demeurée suffisamment loyale à la bande pour ne pas révéler tous leurs secrets ou pour continuer à la protéger, elle, alors qu’elle prenait chaque jour des risques au château – regrettait ce temps où ils étaient tous ensemble, ces moments de franche camaraderie et de plaisirs simples, et qu’il devait sans doute avoir un peu honte de ce qu’il avait fait ou continuait à présent à faire en étant devenu l’un des hommes du shérif.

La jeune lady se devait de jouer là-dessus, elle devait exploiter cette faille, celle qui désirait peut-être se faire pardonner et revenir dans la bande à Robin, celle qui avait aimé aider ces simples gens du peuple qui continuaient de souffrir chaque jour un peu plus.

« Tu dois m’aider. Il faut aller prévenir Robin. » conclut-elle d’un ton impérieux.
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MessageSujet: Re: If I had to do it again, I’ll do the same Jeu 8 Avr - 0:11

« J’allais te poser la même question. Depuis combien de temps toi et tes amis, Guy et le shérif, vous levez-vous en pleine nuit pour préparer vos plans de haute trahison envers le Roi et l’Angleterre? »

Allan considéra Marian du regard. Il voyait où la jeune femme voulait en venir avec cette réplique sarcastique. A l’évidence, elle n’était pas sûre d’elle. Elle se savait en position d’infériorité et essayait tant bien que mal de conserver la tête froide. Elle l’accusait pour tourner la situation à son avantage. Comme si c’était lui qui était en cause ! Comme si elle pouvait négocier…

Des bruits de pas et des cliquetis d’armures résonnèrent dans le couloir. Ils se rapprochaient d’eux. Un nouveau tour de garde s’exécutait. Marian s’affola et tira Allan par la manche pour l’emmener dans une pièce. Il aurait pu résister par la force. Il aurait pu crier, ou même juste parler, ou encore claquer la porte, un seul son aurait suffit pour alerter les gardes. Il aurait pu déclarer la présence de Marian. Mais il ne fit rien, il se laissa emporter dans la salle. Il souhaitait entendre ce qu’elle avait à dire. Une fois à l’intérieur de la chambre, Allan jeta un regard autour de lui. Il n’avait jamais vu cette pièce, et la trouvait vraiment petite, sombre et peu accueillante, ce devait être une de ces nombreuses chambres d’accueil du château. Une de ses nombreuses chambres inhabitées qu’Allan ne visitait jamais. A vrai dire, Allan ne connaissait pas parfaitement le château, il y avait trop de pièces, trop de couloirs, et presque trop d’étages. Et le jeune homme n’avait pas assez de temps, ou de motivation pour découvrir les moindres recoins des lieux.

Après une brève inspection du regard, Allan rapporta son attention sur lady Marian. Elle s’adressa à lui en chuchotant. Elle semblait plus calme, plus rassurée, mais restait méfiante.

« Écoute Allan, tu ne peux pas laisser faire ça ! Si le Roi Richard décède en Terre Sainte, Philippe pourrait être notre seul espoir. Tu sais combien les choses risqueraient de devenir encore plus difficiles pour le peuple si le Prince Jean réussissait à monter sur le trône. Le fils du Roi Richard arrive dans environ une semaine en Angleterre, cela nous laisse le temps de penser à quelque chose… »

Elle avait pris un air presque suppliant. Mais elle le suppliait de quoi ? De ne pas tuer un homme qui était un parfait inconnu pour Allan, ainsi que pour Marian ou même pour le reste du peuple Anglais, puisque l’arrivée du fils illégitime se voulait être discrète et était restée ignorée jusqu’à ce jour. De plus, elle mentionnait des potentielles répercutions sur le peuple. La vie pourrait être encore plus dure si le Prince Jean devenait roi. Parce que la vie était simple avec le Roi Richard ? Un roi qui n’était même pas en Angleterre. Un roi qui était assez stupide pour laisser son trône vide alors qu’il guerroyait. Un roi qui ne soupçonnait même pas les autres seigneurs du royaume de comploter contre lui. Un roi à l’esprit embrouillé par la guerre, qui se battait pour des problèmes moins important que ceux de son pays. Sot et faible, voilà ce qu’était Richard cœur de Lion. Alors qu’il soit remplacé par son frère ou par un autre, Allan s’en contrefichait. Et de toute manière, le jeune homme n’était pas payer pour faire de la politique. Il devait tuer un homme qu’il ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam et sa tâche s’arrêtait là.

Lady Marian le fixait, les yeux pleins d’espoir. Allan n’avait rien contre elle. Il l’appréciait même. Il éprouvait un certain respect pour elle. Une femme qui savait s'affirmer. Il l’avait déjà sauvé la mise plusieurs fois et bien souvent s’était pour couvrir ses actes, comme il l’avait fait ce soir, d’ailleurs… Mais Allan savait pertinemment que Marian jouait sur ce début de vague complicité qui s’était installée entre les deux pour le faire changer d’avis et prendre son parti, celui qu’elle pensait le mieux. Mais elle avait tort de jouer la carte de la fausse amitié et de l’apitoiement car cela avait l’effet contraire souhaité sur Allan. Il était agacé. Il avait l’impression d’être pris pour un demeuré qui ne pouvait comprendre la soi-disant ampleur de la situation et qui devait gentiment rendre service sous la bannière de la bonté et de la complicité.

Allan, qui s’était rapproché inconsciemment de Marian, lors de sa réflexion, s’arrêta aussitôt après avoir entendu le nom de Robin.

« Tu dois m’aider. Il faut aller prévenir Robin. »

Décidément tout se rapportait à lui ! De toute manière, même s’il était au courant de quoi que ce soit, il ne pouvait strictement rien faire. Il allait faire quoi, alerter le Roi ? Et alors un autre seigneur félon allait assassiner le fils illégitime ! Le fils ou même le roi ou autre homme de pouvoir d’ailleurs ! C’était le serpent qui se mordait la queue. Non, Allan le savait la meilleure voie était celle de l’argent. C’était lui qui dirigeait ce monde, c’était lui qui dirigeait Allan. Lui et la conviction de faire les bons choix. Allan allait remplir à
bien son travail. Il allait tuer l’héritier au trône un point c’est tout.

Les sourcils froncés, le visage dur, le regard décidé, il regarda Marian droit dans les yeux.

« Une semaine ou un mois, ça n’y changerait rien. Tout est réfléchit.» trancha-t-il avec fougue dans un chuchotement.
« Je n’aiderais personne, ni vous, ni Robin !»

Il se dirigea vers la porte, lança un dernier coup d’œil à la jeune femme, appuya lentement sur la poignée et ouvrit la porte tout aussi précautionneusement. Il s’apprêtait à sortir de la chambre, lorsqu’un garde lui apparu dans l’embrasure. Allan s’empressa de fermer le battant de bois, afin de dissimuler Marian, et afficha un air sérieux et impassible. Le garde se contenta d’acquiescer en guise de salut et repartit rejoindre un autre garde au bout du couloir, pas étonné le moins du monde. Les deux gardes en question restèrent immobiles à l’extrémité du couloir, n’ayant pas l’air de vouloir se déplacer, ils entamèrent une discussion, ponctuée de temps à autres de rires. Allan soupira et rentra à nouveau dans la chambre. Marian le contempla surprise et légèrement amusée.

« Nous sommes bloqué pendant un moment…» répondit-il à sa question informulée, sans plus d'explications.

Le « nous» n’était pas exact, lui pouvait sortir quand il voulait. Mais pour une obscure raison, il avait choisit de couvrir Marian.
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MessageSujet: Re: If I had to do it again, I’ll do the same Ven 9 Avr - 14:19

Ce fut un Allan aux sourcils froncés et à l’expression dure qui répondit à Marian, la regardant droit dans les yeux. Et ce n’était pas souvent que le jeune homme avait osé affronter son regard, la chose n'était donc pas vraiment de bonne augure et montrait à quel point il semblait vouloir aller jusqu’au bout.

« Une semaine ou un mois, ça n’y changerait rien. Tout est réfléchit.» trancha-t-il dans un chuchotement, sa voix marquant un léger emportement.

« Je n’aiderais personne, ni vous, ni Robin !»

Marian ouvrit la bouche pour rétorquer, mais elle estima que c’était vain et la referma aussitôt. Elle devait réfléchir. Elle ne voulait pas croire qu’il n’y avait aucun moyen de le convaincre. Avec l’insulte que Robin avait proféré à son encontre un peu plus tôt ce matin, elle estimait peu convenable de lui proposer de persuader ce dernier de le laisser rejoindre de nouveau le gang. De toute façon, le risque aurait été trop élevé. Il aurait pu continuer à vendre des informations pour leur ennemi et l’avoir à l’intérieur serait trop dangereux pour eux. Et elle voulait tout faire sauf risquer de mettre en danger la vie de Robin, ou de ses amis.

Elle vit Allan se diriger vers la porte, près à la quitter. Elle repensa encore une fois à un éventuel moyen de le retenir et de tenter de le persuader, mais après un dernier regard à la jeune femme, il abaissa lentement la poignée de la porte et l’ouvrit avez précaution, semblant redouter tout grincement. Soudain, il referma rapidement le battant de bois, et se retourna vers elle avec un air posé et impassible. Le contemplant surprise et légèrement amusée, elle attendit qu’il réponde à la question silencieuse qui se formait dans son regard interrogateur.

« Nous sommes bloqués pendant un moment…» fit-il.

Marian n’eut pas besoin d’entendre les rires gras d’hommes qui lui parvinrent, étouffés, pour comprendre ce qui venait de se passer. Des gardes devaient se trouver derrière la porte et Allan venait une fois de plus de la couvrir. Mais pourquoi restait-il avec elle ? Ne pouvait-il pas se glisser dans l’embrasure et simplement partir ? Il avait finalement fait son choix : il ne voulait pas risquer qu’elle puisse être découverte, et elle prit la nouvelle avec un soulagement. Tout n’était peut-être pas perdu finalement. Ils avaient encore le temps, et il n’aurait pas d’autre choix que de l’écouter.

La chaleur dans cette pièce la frappa soudain. Il faisait nuit et c'était le fin du printemps. L’été n’était pas encore arrivé. Et pourtant, elle trouvait l’air de plus en plus lourd et la fraîcheur de plus en plus rare au château. Marian se rendit alors compte de la proximité avec le jeune homme. L’espace entre eux était minime, et elle pouvait presque sentir le souffle chaud de celui-ci contre sa nuque. Elle avait rarement été aussi proche physiquement avec un homme, hormis avec Robin et Guy bien entendu, et cela acheva de la mettre mal à l’aise. Elle sentait avec force l’odeur légèrement musquée de la transpiration du jeune homme, pas tout à fait recouverte par les senteurs des pétales de fleurs qui avaient parfumé le bain que chacun devait avoir pris dans la soirée.

Marian tenta de fermer un instant ses sens, pour lui permettre de mieux réfléchir, mais l’exercice n’était pas des plus faciles.

« Allan, si tu ne veux pas revoir Robin, après la journée d’aujourd’hui, je te comprends. Mais tu dois alors m’aider à trouver un moyen de sortir du château. »

Marian prit une inspiration et poursuivit son plaidoyer avec ferveur.

« Si nous les prévenons à temps, ils pourront partir suffisamment tôt pour vous devancer, toi et Gisborne et mettre en sécurité le fils du roi. »

L'intensité du regard de Marian se fit plus insistante alors qu'elle captait celui d'Allan, éclairé par la faible lumière, mais néanmoins brillant et clair.

« Tu n’es pas un assassin, Allan. Tu me l’as dit toi-même il y a quelques mois… Tu n’es pas complètement mauvais... Ce sont tes propres mots. »

Allan avait à ce moment-là détourné les yeux, et elle en conclut que ces dernières paroles l'avaient touché et qu'il n'était pas tout à fait à son aise.

« Écoute ce que te dicte ta conscience. Ne laisse pas le shérif et Gisborne de dicter ce que tu dois faire et comment tu dois agir… » termina-t-elle avec conviction, tout en pensant subrepticement qu’en essayant ainsi de le persuader, elle guidait en quelque sorte elle aussi ses agissements…
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MessageSujet: Re: If I had to do it again, I’ll do the same Ven 8 Oct - 19:42

« Allan, si tu ne veux pas revoir Robin, après la journée d’aujourd’hui, je te comprends. Mais tu dois alors m’aider à trouver un moyen de sortir du château. »

Revoir Robin ? Bien sûr qu'il ne le voulait pas ! C'était tout juste s'il avait envie d'entendre son nom ! Marian apparemment osait penser que la source de sa colère envers Robin était en principe à cause de ce qui avait pu se passer durant la journée. Mais elle n'y comprenait rien ! La manière dont Robin l'avait traité aujourd'hui était des broutilles à côté des fois précédentes. Encore mieux, Robin avait enfin montré son vrai visage. Il avait enfin osé dire ce qu'il pensait d'Allan. Il l'avait regardé avec des yeux remplis de colère et de dégoût. La trahison d'Allan l'avait blessé, et ce dernier en était fier. Le grand seigneur de Lockley et de la forêt de Sherwood, ami de tout le monde derrière un masque d'hypocrisie, s'était fait avoir par un pauvre voleur qu'il avait considéré comme un simple essuyeur de bottes qui ne pouvait pas tenir une arme mieux que lui, ne pouvait pas attirer le regard des gens mieux que lui…

« Si nous les prévenons à temps, ils pourront partir suffisamment tôt pour vous devancer, toi et Gisborne et mettre en sécurité le fils du roi. »

Allan eut un rire sans joie. Décidément Marian était bien trop naïve. Elle se trompait sur toute la ligne. Et bon sang qu’est-ce qui lui faisait autant se coller à Robin ?! Et de plus il était impossible de dicter quoi que soit à Gisborne. C’était le chef et il ne fallait rien discuter. Allan était en bas de la hiérarchie, mais la potentielle renommée lui importait peu. Il l’obtiendrait éventuellement plus tard, lorsqu’il aura enfin ses terres et sa maison acquises avec l’or donné de la main de Gisborne.

Marian avait un regard insistant encré dans celui océanique et coléreux d’Allan.

« Tu n’es pas un assassin, Allan. Tu me l’as dit toi-même il y a quelques mois… Tu n’es pas complètement mauvais... Ce sont tes propres mots. »

Allan déplaça son poids sur l’autre jambe et croisa les bras sur son torse, tout en posant son regard de côté. C’était vrai qu’en général il évitait de tuer. Oter la vie de quelqu’un qu’il soit dit bon ou mauvais n’était jamais une partie de plaisir. Allan l’avait peut-être fait une fois dans toute sa vie, et c’était alors en cas d’extrême situation. Une situation où sa propre vie était en danger. Là, ce n’était pas le cas…

« Écoute ce que te dicte ta conscience. Ne laisse pas le shérif et Gisborne de dicter ce que tu dois faire et comment tu dois agir… »

Il secoua légèrement la tête, comme pour chasser les pensées que lui inspiraient les paroles de la jeune femme. Non, non, il n’allait pas l’écouter ! Elle tentait de le manipuler pour qu’il soit de leur côté ! Il n’allait pas l’écouter sans riposter. Il s’approcha d’elle plongeant son regard océanique dans le sien, les rayons de la lune légèrement filtrés par la fenêtre accentuant les traits de son visage plissés par la colère et l’assurance.

« Vous parlez de bon côté et d’aide, vous dites que je me laisse manipuler par le shérif et Gisborne. Mais vous vous faîtes exactement la même chose à l’instant, me prenant pour un sot. Oui c’est un travail sale que l’on m’a confié, et ainsi je ne suis pas moins qu’un objet avec lequel on se fait des passes, mais à l’inverse de Robin qui ne faisait pas plus attention qu’eux, le shérif me paie. Vous ne savez peut-être pas, mais il est difficile d’avoir une vie agréable ces derniers temps par ceux qui sont nés paysans.» débita-t-il d’un ton sec, insistant sur la dernière phrase.

Marian avait trop reniflé les pétales de rose du bain et les feux des âtres des cheminées du château ! Finalement, Allan s’en rendait compte maintenant, elle n’était qu’une noble idéaliste et naïve qui ne comprenait rien à ce qui se passait réellement dehors. Une noble ayant perdu titre et terres à cause de Gisborne, mais une noble au sang bleu quand même! Oui, elle souhaitait que le Roi Richard revienne. Oui, elle aidait Robin et préférait certainement la vie au grand air que la vie de château, mais elle visait trop loin ! Ses buts étaient trop incertains et inaccessibles. Allan avait vécu dehors, dans les rues la majorité de sa vie. Les deux autres minorités avaient été un orphelinat et la forêt de Sherwood. Il savait ce que c’était d’être mal traité, d’avoir froid, de mourir de faim, de faire la manche, de voler, tricher, mentir pour tenter de vivre un jour de plus sur la courte durée que pouvait être son existence. Et il avait oublié ce que c’était le confort, la confiance, l’attention, l’amour…

Marian, elle, avait tout eu, tout comme Robin d'ailleurs, et pourtant elle désirait ce que Allan tentait de fuir. Elle avait vécu dans la forêt avec les hors-la-loi pendant quelques temps et malgré le peu de confort que l'entourage des arbres et la météo pouvaient leur procurer, elle avait apprécié. Peut-être que la présence de Robin avait arrangé les choses. Car, ce qu'elle souhaitait plus que tout encore c'était être aux côtés de Robin. Lui, une fois de plus...

Et les deux souhaitaient sauver la politique du pays. Et bien qu'ils essaient si ça leur chantait! Allan, lui, souhaitait juste se sauver, et le shérif lui permettait enfin de se projeter dans un futur.

Il brisa le contact visuel avec Marian, écarta son visage du sien, tourna les talons pour partir et posa sa main sur la poignée de la porte. Montrant plus que son dos à Marian, il ajouta d’un ton plus calme, frôlant le murmure :

« Laissez tomber, je vais le faire et vous n’y pouvez rien. La seule chose que vous pouvez c’est de prier pour y parvenir avant moi… »
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MessageSujet: Re: If I had to do it again, I’ll do the same Ven 15 Oct - 22:52

Une main sur le battant de la porte, Allan s'apprêtait à partir. Marian comprit qu'il était inutile d'insister davantage et qu'elle ne pourrait pas convaincre le jeune homme aujourd'hui. Que ce soit par lâcheté, par instinct de préservation ou par pur égoïsme, les motivations de l'ex-outlaw devaient être suffisamment importantes pour que celui-ci soit persuader d'agir de la façon qui lui servirait le mieux... et impossible de le convaincre que la meilleure façon de faire pouvait être celle qui servait la justice.

« Tu sais ce que je vais faire Allan... » commença Marian. « La seule chose que je te demande c'est de ne pas m'en empêcher... »

Le ton de la jeune femme était neutre et ne trahissait aucune émotion. Mais au fond, elle était profondément déçue par l'attitude de celui qui avait encore été, il y a un an, un des amis et compagnons de la bande à Robin, un de ses alliés...

« Souviens-toi Allan, tu as fait une promesse... » poursuivit Marian. « et celle-ci tient toujours. »

La jeune femme fixait intensément ses yeux de cobalt, presque menaçante à présent. Elle devait penser à se protéger. Elle ne devait rien laisser au hasard...

« Si tu me trahis d'une quelconque manière, tu le paieras de ta vie. » conclut-elle froidement.

Marian choisit de sortir la première. Ne cachant pas son mépris, elle passa ostensiblement devant celui qui était désormais le valet de Gisborne et, sortant de la petite chambre, traversa précipitamment le couloir en direction de ses appartements.

Elle savait ce qu'elle avait à faire désormais. Elle n'avait pas un instant à perdre. Demain, à la première heure, elle devrait avoir trouvé un moyen s'éclipser discrètement du château pour prévenir Robin et sa bande, et sauver le fils du roi.
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MessageSujet: Re: If I had to do it again, I’ll do the same Aujourd'hui à 10:53

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If I had to do it again, I’ll do the same

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