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The Pain Is Not Gone (~ Will)

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Marian de Knighton
♣ Lady / Nightwatchman ♣


√ LOCALISATION : In the arms of Robin
√ NOMBRE DE PRINTEMPS : 26

► WE ARE ROBIN HOOD ◄
● Age: 21 printemps
● Titre: Noble
● Inventaire:

MessageSujet: The Pain Is Not Gone (~ Will) Ven 23 Avr - 19:12


... The Pain Is Not Gone ...


"…"


SHERWOOD FOREST
AUTOMNE 1193

Marian regarda la pauvre bête qu’elle venait d’achever. Un lapin au pelage grisâtre et aux reflets roux qu’elle avait réussi à tuer d’une seule flèche, droite en plein cœur. L'animal n'avait pas eu l'ombre d'une chance.

Elle passa une main dans ses épais cheveux bruns, remettant une mèche volante en place derrière son oreille, tandis que son esprit émergeait des brumes du désespoir, ramené à la réalité par cet acte si banal qu’elle venait d'accomplir.

La jeune femme avait dit à ses compagnons être partie à la chasse, mais en réalité, ce n’était pas uniquement pour aller ramener du gibier qu’elle s’était enfoncée ainsi dans les profondeurs des bois.

Caressés par la brise, les érables du haut plateau de la forêt de Sherwood arboraient fièrement leur nouveau manteau cramoisi. Avec les nuits plus froides, leurs cousins des plaines, se mettraient bientôt à l'unisson. Derniers à succomber aux assauts de l'automne, les chênes conservaient stoïquement leur feuillage vert sombre.

Trois semaines plus tôt, quand des soldats étaient venus lui annoncer que l’on venait d'assassiner son père, Marian avait aussitôt couru jusqu'à l’endroit où se trouvait le corps. Voir le cadavre ne lui avait épargné aucun choc.

A l’instant où on lui avait annoncé la terrible nouvelle, elle n’avait pu le croire. Comment aurait-il pu s’être échappé de sa prison ? Comment avait-il pu mourir autrement que de sa belle mort qu’elle s’était promis de lui offrir ?

Elle venait à peine quelques heures plus tôt d’avoir une dispute avec lui, et elle l’avait même traité de lâche et de faible, paroles qu’elle avait regretté presque aussitôt mais qui avait simplement jailli sous le coup de la colère et de la détresse dans laquelle elle se trouvait : Robin était en danger.

Marian avait en effet découvert que le campement des hors-la-loi était sur le point d'être attaqué par Gisborne et ses hommes sans que ses habitants ne le sachent. Elle s’était alors précipitée dans les geôles pour demander conseil à son père, cherchant un moyen de sortir du château alors que toutes les issues semblaient bloquées.

Edward lui avait alors déclaré que prévenir Robin était bien trop risqué pour elle et qu'il ne valait pas tous ces sacrifices. L'opinion négative de Sir Edward sur Robin avait déçu profondément Marian. Puis, sa déception avait fait rapidement place à la colère et elle avait défendu farouchement l'homme qu'elle aimait. Elle n'avait pas hésité à assener des mots très durs à Edward et l'avait accusé de lâcheté avant de partir en courant.

Plus tard dans la journée, lorsqu’elle avait vu le corps étendu et froid de son père, un flot d’émotions l’avaient envahi. Avoir atteint depuis plusieurs années déjà l'âge de femme ne l’avait pas protégé du sentiment d'être orpheline et seule au monde. Il lui avait semblé en un instant être redevenue une enfant. Elle s’était sentie soudain si petite et fragile, comme un bateau sur lequel on aurait jeté l’amarrage pour le livrer à une tempête furieuse et fracassante.

Marian avait sombré dans le chagrin, puis dans la dépression, et s’était sentit abandonnée bien qu'elle eût trouvé une nouvelle « famille » dans le gang de Robin. Elle avait Robin bien entendu,mais ce n'était pas la même chose... D'ailleurs, il n'avait pas semblé tout à fait comprendre la détresse dans laquelle elle se retrouvait et la raison de son comportement étrange - violent, impulsif et imprévisible - depuis qu'elle était à Sherwood.

Ce désespoir qui s’était emparée d’elle, elle ne l’avait jamais connu. Elle aurait sans doute put le connaître lors du décès de sa mère, mais à cette époque, elle était beaucoup trop jeune pour ressentir ce genre de choses.

Même si son père avait été un homme qui avait endossé pendant une importante période de sa vie de lourdes responsabilités en tant que shérif de Nottingham, même lorsqu’il voyageait quelques fois des semaines entières pour rendre visite à des amis aux quatre coins de l’Angleterre, Marian savait qu'il était quelque part et qu'il reviendrait, qu’il serait toujours là pour elle.

A présent, il ne reviendrait plus.

Certes, le meurtrier était mort, Robin l’avait vengé, mais cela ne suffisait pas à endiguer sa rage et son désir de vengeance.

Son père avait tant représenté pour elle. Toute sa vie, bien qu’il n’ait pas toujours approuvé ses choix et ses décisions, il lui avait laissé faire ses propres choix et offert une indépendance qu’aucune femme à sa connaissance n’avait eu la chance d’avoir. Du moins aucune femme de sa condition. Et elle lui était reconnaissante pour ça.

Certes, il avait arrangé des fiançailles entre elle et Robin lorsqu’ils n’étaient encore que de jeunes enfants. Mais par la suite, même lorsqu’il lui avait présenté de nombreux prétendants, il ne l’avait jamais forcé à prendre sa décision. Jamais il ne lui avait ordonné de se marier ou de faire quoi que ce soit qui ne serait pas de sa propre volonté.

Il lui avait laissé cette liberté de faire ces propres choix qui était à présent devenu une sorte de principe dans sa vie : tout est un choix, tout ce que l'on fait. Elle ne laisserait jamais les autres décider à sa place. Et c’était pour cette raison notamment qu’elle était devenue le Veilleur de Nuit, profitant de l’entraînement guerrier que son père lui avait secrètement prodigué, et ce avec des excellents maîtres.

Au final, c’était en grande partie grâce à lui qu’elle était devenue ce qu’elle était devenue. C’était lui qui lui avait enseigné toutes ces leçons sur la justice et la politique qu’elle s’était empressée d’appliquer à sa manière. Lui encore qui lui avait fait enseigner l'usage des armes et l'art du combat, activité qui était normalement interdite aux filles. Lui qui lui avait toujours laissé cet espace de liberté qui lui permettait de mener sa vie comme elle l'entendait.

Et certes, ces manières ne lui avaient pas toute plu. A un moment donné, il lui avait même ordonné d’arrêter ses actions en tant que ce justicier masqué qui à la nuit tombé (et bientôt plus seulement) venait en aide au peuple en leur fournissant ce dont il avait besoin pour survivre : argent, vivres et remède.

En réalité, la relation qu’elle avait eut avec son père avait été un subtil mélange d'amour, de respect et de compréhension réciproque. Bien qu’elle soit déterminée à faire ses propres choix et à penser par elle-même, Marian avait souvent eu besoin de l’approbation et du conseil de son père. Quand à Sir Edward, il avait essayé de lui inculquer le courage dont elle avait besoin pour se défendre dans ce monde hostile à une jeune femme, ce monde violent d’hommes prêts à tout pour leur quête de gloire et de pouvoir.

Il lui avait ainsi apprit à se battre, mais il avait aussi partagé avec elle certaines de ses connaissances politiques... Même s'il ne comprenait pas toujours les choix de sa fille, Sir Edward essayait de la soutenir du mieux qu'il le pouvait et de son côté Marian essayait, par ses relations avec Guy et Robin, de toujours protéger les intérêts de son père.

Le manque d'une présence maternelle avait sans aucun doute renforcé les liens que Marian ressentait envers son père... Et de son côté, Edward éprouvait un amour sans borne pour sa fille unique, et avait été prêt à tout sacrifier pour elle et pour la savoir saine et sauve.

Marian n’avait jamais voulu imaginer ce que serait une vie sans son bon et honorable père. Il avait toujours été présent pour elle. Aussi, sur le coup, elle n’avait pas réussi à accepter la situation. Cela avait été trop brutal. Elle savait que la santé de son père se dégradait d’années en années, mais elle ne pensait pas qu’il mourrait ainsi. Pas de cette manière là.

Elle l’avait supplié à travers les larmes de se réveiller, elle l’avait appelé. En vain. Il ne se réveillerait pas. Plus jamais.

Puis elle s’était retournée vers Gisborne, lui ordonnant à travers les sanglots de lui dire ce qu’il venait de se passer, comment cela avait pu arriver. Il lui avait dit qu’il n’y avait eu aucun témoin mais que le shérif pensait qu’il avait été Robin à s’emparer d’un document important. Le Pacte de Nottingham à n’en pas douter.

Elle avait refusé d’accepter la situation et avait repoussé violemment l’homme qui lui avait agrippé le bras.

Non, Gisborne mentait. Oui, il devait mentir, c’était certain. Elle s’était de nouveau recueillie sur le corps de ce père qu'elle avait tant aimé. Marian avait regretté de s'être laissé emporter quelques instants plus tôt mais elle n'avait jamais eu l'occasion de le lui dire. En larmes, elle s’était excusée puis avait embrassé sa joue une dernière fois.

Guy l’avait une nouvelle fois appelé, bien qu’elle lui ait intimé de la laisser seule, seule avec son père. Mais il avait de nouveau insisté en lui saisissant le bras. Brisée, elle avait une nouvelle fois repoussé le maître d’armes du shérif qui avait tenté de la réconforter. Aveuglée par les larmes et déchiré par la douleur et la peine, elle lui avait crié de ne pas la toucher et était partie en courant en direction du château.

Bien sûr, alors qu’elle venait à peine d’arriver à la porte de sa chambre, Guy l’avait rattrapé. Il l’avait informé que le château n’était désormais plus un endroit sûr pour elle et lui avait montré une dague, sa dague, le stylet qu’elle glissait souvent dans ses cheveux pour tenir ses coiffures et accessoirement servir dans des cas critiques. Cette même dague avait donc servi à tuer le geôlier. Son père avait du s’en saisir la dernière fois qu’elle lui avait rendu visite en prison.

A ce souvenir une nouvelle vague de douleur l’avait submergé. Tout en repensant aux dernières paroles qu’elle avait dite à son père, elle avait dit à Gisborne que cela lui été égale que le shérif sache cela. Elle ne se souciait plus de rien à présent…

Mais Gisborne avait continué, lui faisant bien comprendre que si le shérif l’apprenait il ne faisait aucun doute qu’elle soit pendue. Elle ne voulait pas le croire. Et de nouvelles larmes avaient roulé sur ses joues tandis que l’homme en noir s’était approché pour la réconforter, la prenant dans ses bras. Elle avait à peine écouté se paroles, mais elle avait retenu l’essentiel : Guy lui déclarait les sentiments qu’il avait pour elle. En cet instant, elle n’y prêtait qu’une oreille, tout à son chagrin et tremblant encore sous les sanglots.

Puis il avait essayé d’en profiter. Il avait profité de cet état de faiblesse et tenté de l’embrasser. Mais elle l’avait repoussé et après avoir affronté quelques instants, la vue brouillée par les larmes, ce regard d’homme empli de désir qui la repoussait, elle était entrait dans sa chambre et avait claqué la porte derrière elle.

Tandis qu’elle avait plaqué son dos contre la porte, elle le vit. Le dos contre le linteau de son lit, il l’avait regardé avec un regard triste et compréhensif. Robin. La seule et unique personne qu’elle désirait voir en cet instant. Passant sa main sur son nez et sa bouche, elle s’était un peu avancée dans la pièce avait de s’effondrer sur le sol.

Robin lui avait confié qu’il avait été avec lui lorsqu’il était mort et lui avait dit qu’il était désolé. Ces paroles, même si elles ne la consolaient pas complètement bien entendu, lui apportaient un peu de réconfort. Au moins, son père n’était pas mort seul. Elle n’avait pu être là, mais Robin l’avait été.

Marian se repassa la suite de ses tristes et douloureux souvenirs si présents dans sa tête tandis qu’elle rangeait sa proie dans le sac qu’elle apportait pour la chasse.



Alors qu’elle reprenait sa marche silencieuse à travers la forêt, elle se rendit à peine compte qu’elle ne prenait aucune direction particulière. Ses pieds semblaient seulement avancer d’eux même et elle trébucha à plusieurs reprises sur des racines aériennes, le regard dans le vide.

Elle n’avait pas envie de rentrer au camp. Pas maintenant non. Arrivée près d’un ruisseau, elle posa son sac, son arc et ses flèches par terre et appuya son dos contre le tronc d'un acacia.

Elle sentait à peine les reliefs de l’écorce qui s’incrustaient dans son dos. La seule chose qu’elle ressentait était cette douleur dans la poitrine et cette impression d’avoir du mal à respirer ce qui lui faisait prendre des inspirations pénibles et saccadées. Ses yeux la brûlaient, mais elle savait qu’elle ne verserait plus une seule larme. Elle avait sans doute déjà trop pleuré.

Il y avait deux ou trois jours, Petit Jean avait déjà tenté de la réconforter et elle s'était un peu calmée mais son envie d'en découdre été toujours présente. Elle avait envie de faire payer le shérif. Et elle il parviendrait en continuant à être avec Robin - la seule solution qui s'offrait à elle pour l'instant. Son deuil cependant n'était pas encore fait et elle avait encore du mal à entrer pleinement dans sa nouvelle vie.

Le soleil montait dans le ciel tandis qu’elle se laissait transporté de nouveau dans ses souvenirs, repensant à son enfance et à tous ses moments qu’elle avait partagé avec son père…
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Will Scarlett
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MessageSujet: Re: The Pain Is Not Gone (~ Will) Sam 24 Avr - 11:28



Marian avait quitté le camp peu auparavant, elle semblait avoir besoin de se tenir à l'écart, de trouver un moyen de faire face à sa peine. Will le comprenait parfaitement, ayant perdu son père peu de temps avant la mort d'Edward. Il imaginait sans mal ce que la jeune lady pouvait ressentir, la douleur qui creusait un vide dans sa poitrine, les larmes qui, après avoir trop mouillées les joues, refusaient de venir et ce désir impérieux de vengeance qui la consumait de l'intérieur. Un vif élan d'empathie pour elle l'avait, finalement, conduit à errer dans la forêt, sans vraiment la chercher, espérant juste qu'elle serait là où ses pas le guideraient.

Cette marche lui fut bénéfique: il y trouva son compte, l'apaisement nécessaire à ce qu'il s'apprêtait à faire. Il voulait essayer de parler avec Marian. Pas pour la forcer à aller mieux, comme tous ces gens qui vous disent qu'il faut aller de l'avant. Non, ce n'était pas ce qu'il voulait. Will envisageait plutôt de trouver une alternative plus douce. D'ailleurs, il avait dans sa poche un petit cadeau pour la jeune fille, pas grand chose, mais c'était plus pour le cœur que pour autre chose.

Quand il l'aperçut enfin, elle était adossée à un arbre, le regard dans le vague. Le jeune hors-la-loi eut alors encore plus de peine pour elle. Elle était comme Luke en fin de compte: elle n'avait jamais rien connu d'autre qu'un foyer. Lui, il avait eu la bande, ce n'était pas vraiment la même chose. Marian semblait si fragile... Il se rapprocha doucement et, comme elle ne bougeait pas, s'assit à côté d'elle. Pour lui, aucune règle de bienséance ne le lui interdisait. Il était encore jeune et ignorait la plupart des usages.

« Bonjour Marian. »

Quelques secondes passèrent sans plus d'échange, alors, Will passa sa main dans sa poche et l'en ressortie avec un cordon de cuir glissé entre les doigts, au bout duquel pendait un médaillon en bois. Il le lui tendit sans guère plus d'explication.

« C'est pour toi. »

Ce que Marian découvrirait à l'intérieur du médaillon, c'était un portrait de son père, gravé dans le bois. Il avait fait de son mieux, c'était appliqué et avait dû s'y reprendre à plusieurs fois mais, une fois satisfait, il avait rangé le bijou (si on peut appeler ça un bijou), dans le but de le lui donner, une fois seuls. Il se voyait mal lui parler devant toute la bande: il était un peu timide, malgré tout, et encore bien jeune pour savoir s'adresser à une jeune femme en deuil.

« C'était un homme bon. Et personne ne l'oubliera jamais. »

Il se tut un moment, écoutant les oiseaux, Sherwood, puis reprit.

« Toi aussi tu es quelqu'un de bien, et tu lui ressembles beaucoup. »

Il savait ce que c'était de perdre des gens qu'on aime: sa mère, son père...puis Luke. Il savait que l'on perdait beaucoup par sa propre faute, comme il avait perdu son père et congédié Luke, mais il savait aussi que le sentiment de culpabilité était pire que le reste. Il l'avait ressenti à la mort de sa mère, et bien plus encore à la mort de Dan Scarlett. S'il avait fini par se pardonner la première fois, il n'en était rien pour la seconde. Et l'acide de cette douleur-là était bien plus puissant que tout le reste.
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Marian de Knighton
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MessageSujet: Re: The Pain Is Not Gone (~ Will) Sam 24 Avr - 19:25

Marian avait entendu quelqu’un s’approcher. Elle ne s’inquiéta pas plus que ça car elle avait reconnu à qui appartenait ce pas léger : Will. Elle l’entendit s’asseoir en silence à côté d’elle mais ne bougea pas, toujours debout adossée contre l’arbre.

« Bonjour Marian », la salua simplement le jeune charpentier.

« Will », fit Marian sans plus de formalité et d'une voix qu'elle trouva étrangement faible.

Elle n’avait pas envie de parler, mais elle savait que le jeune homme n’était pas non plus un bavard, aussi ne se sentit-elle pas inquiète à ce sujet. Fixant toujours un point à l’horizon, devant elle, et perdue dans ses pensées, elle mit du temps à remarquer la main tendue de Will qui lui présentait un objet dans sa direction.

« C'est pour toi », déclara-t-il.

Elle le prit doucement au creux de sa main et vit qu’il s’agissait d’un médaillon, un simple médaillon sculpté dans du bois. La faction, quoique simple, était plutôt jolie et de qualité. Le jeune homme avait vraiment beaucoup de talent. Ce n’est qu’au bout de quelques instants qu’elle se rendit compte que l'on pouvait l’ouvrir.

La jeune femme passa délicatement son pouce sur le bord du bijou et qu'elle l’ouvrit. Ce qu’elle découvrit à l’intérieur fut à la fois un choc et un ravissement. En effet, s'y trouvait un portrait de son père, gravé dans le bois clair du médaillon. Elle n’avait jamais vu de portrait aussi ressemblant et aussi détaillé. Sur la petite surface, même les rides au coin des yeux du vieil homme avaient été dessinées. Son visage respirait le calme et la bonté, mais elle y retrouvait aussi cette ombre de tristesse à peine dissimulée par le léger sourire qu’il affichait.

« C'était un homme bon. Et personne ne l'oubliera jamais. »

Marian ne savait pas quoi dire, la gorge nouée, elle glissa le long du tronc pour s’asseoir à côté du jeune homme.

« M… Merci Will. Il est vraiment... magnifique. » le remercia-t-elle en le regardant pour la première fois dans les yeux, espérant que son regard suffirait à exprimer sa gratitude. Car il s’agissait d’un très beau cadeau, en effet. Mais les paroles du jeune homme la touchaient aussi presque autant.

Oui, tu étais un homme bon... Et je ne t'oublierais jamais père...

Son regard revint sur le médaillon qu’elle caressa du bout des doigts, comme si elle voulait en imprimer dans sa mémoire les moindres détails.

« Toi aussi tu es quelqu'un de bien, et tu lui ressembles beaucoup. » dit soudain Will d’une manière détachée mais convaincue, tout en regardant devant lui.

Si on lui avait dit, de nombreuses fois même, qu’elle ressemblait beaucoup à sa mère – Edward le premier – ce devait être la première fois qu’on lui disait qu’elle ressemblait à son cher père. Elle en éprouvait une once de fierté que l’on puisse penser cela. Après tout, toute sa vie elle avait tant admiré son bon et honorable père, et avait toujours souhaité avoir son estime, même si elle savait qu’il ne cautionnait pas nombreux de ses choix.

Marian se retourna de nouveau vers Will qui fit de même, et lui adressa un petit sourire triste. Elle lui était reconnaissante de ses paroles mais doutait au fond de les mériter. Son père lui avait certes adressé un dernier message montrant qu’en partie il approuvait ses choix, du moins celui d’être avec Robin et de se battre de son côté. Mais avait-elle toujours fait les bons choix ? Elle en doutait.

Elle s’en voulait encore tellement de ne pas avoir pu protéger son père, de ces dernières paroles qu’elle lui avait dit et qu’il n’ait pas pu finir ses derniers jours en paix… Il lui avait tant donné, mais elle, en retour, que lui avait-elle apporté ? Rien d’autre que des ennuis. Elle avait été la cause de l’incendie de leur manoir à Knighton, puis la raison pour laquelle son père avait été envoyé à croupir dans les geôles du château de Nottingham. Et enfin, elle l’avait sans le vouloir forcé à accomplir ce dernier acte héroïque qui avait entraîné sa mort. Non, ça elle ne se le pardonnerait jamais.

La jeune femme poussa un douloureux soupir. Tandis qu’elle ramenait ses jambes contre sa poitrine, enserrant ses genoux de ses bras, elle se dit que parfois, elle aurait aimé revenir en arrière pour pouvoir changer les choses. Mais les choses étaient ce qu’elles étaient, et elles devaient les accepter. Ce qui était fait était fait et se torturer avec le passé ne l’aiderait pas à aller de l’avant. Là c’était la raison qui parlait.

Cependant Marian se sentait toute petite à cette instant et toute la raison du monde ne suffirait pas à atténuer la culpabilité qu’elle éprouvait ou l’immensité du chagrin de la perte de cet homme qui avait tant compter dans sa vie, la seule et unique personne qui avait toujours été présente pour elle.
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Will Scarlett
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MessageSujet: Re: The Pain Is Not Gone (~ Will) Dim 25 Avr - 21:30



Voyant que Marian était encore plus mal, Will se sentit coupable. Elle n'était certainement pas prête pour ce genre de discussion, et il aurait dû attendre avant de lui donner ce fichu médaillon. Il ne voulait pas qu'elle se mure dans le silence, mais il semblait qu'il soit trop tard... Le jeune homme décida donc, malgré sa difficulté à s'exprimer à l'oral, de meubler. Peut-être que le fait d'entendre la voix de quelqu'un aiderait un peu?

« Quand ma mère est morte, je me suis senti... très mal. C'était de ma faute. Ça l'est toujours. Mais c'est... »

« Je sais que je ne suis pas le seul coupable. Locksley s'est fait affamé, et elle a préféré nous faire croire qu'elle mangeait pour que Luke et moi puissions grandir. J'ai tout de suite pensé que c'était de ma faute. Je suis l'aîné tu comprends, et du coup, c'était à moi de veiller sur elle. Père travaillait et...enfin, voilà. Depuis que je suis ici, je veux dire, depuis que je suis un hors-la-loi, j'ai appris que parfois, les apparences sont trompeuses. Ce n'était pas que de ma faute. J'aurais pu le voir. J'aurais même dû, mais elle n'aurait pas changé d'avis pour autant. Il faut chercher le problème à sa source. Et j'en viens donc au Shérif. C'est lui le réel problème. »


Il savait qu'il n'avait pas été clair, mais c'était difficile de parler de ça, et de trouver les bons mots. Il fallait pourtant qu'il le fasse. C'était son rôle à lui. Continuant de fixer le ciel, il continua sur sa lancée.

« Ce que je veux que tu saches, c'est que ce n'est pas de ta faute. Tu n'étais pas là quand ça c'est produit, tu n'aurais rien pu faire. Et même si tu avais été là, il aurait préféré mourir que de te voir intervenir, par peur que l'on te blesse. Les parents veulent toujours prendre soin de nous, mais refuse de nous laisser faire l'inverse. Pour eux, on restera toujours le petit tas de couverture emmailloté qui hurle pour avoir son biberon, les joues rouges de colère. Alors, s'il te plait, ne t'accable pas. »

Certain de n'avoir jamais autant parlé en une seule journée, il ferma les yeux, cherchant à distinguer le bruissement d'ailes d'un oiseau. Il aimait la délicate poésie de Sherwood même si, de par sa condition, il ignorait ce qu'était la poésie à proprement parler. Il appréciait cette maestria avec laquelle ces minuscules créatures pouvaient produire d'aussi jolis sons, hébéter l'oreille humaine et inspirer tant de musiciens. Il se rappela ses essais désespérés, enfant, pour apprendre à siffler. Il avait presque pleuré de rage : Luke y arrivait et lui non. Puis, son père l'avait pris sur ses genoux et lui avait expliqué que, sans les dents de devant, il était tout à fait normal que l'exercice soit mal aisé. En repensant à ce souvenir qui paraissait banal, Will eut un faible sourire tandis que quelques larmes coulaient sur ses joues. Il les essuya d'un revers de manche et soupira.
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Marian de Knighton
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MessageSujet: Re: The Pain Is Not Gone (~ Will) Lun 26 Avr - 17:15

Les oiseaux chantaient autour d’eux dans la forêt. C’était un début de matinée plutôt paisible. L’air était doux, signe que l’automne ne faisait que commencer. Un léger vent agitait les branches des arbres, faisant au passage voleter les longs cheveux de la jeune femme qui s’empressa de replacer une de ses mèches derrière son oreille dans un geste presque inconscient.

« Quand ma mère est morte, je me suis senti... très mal. C'était de ma faute. Ça l'est toujours. Mais c'est... »

Marian leva la tête et regarda le jeune homme qui avait prit la parole, le regard fixé devant lui.

« Je sais que je ne suis pas le seul coupable. » reprit-il, « Locksley s'est fait affamé, et elle a préféré nous faire croire qu'elle mangeait pour que Luke et moi puissions grandir. J'ai tout de suite pensé que c'était de ma faute. Je suis l'aîné tu comprends, et du coup, c'était à moi de veiller sur elle. Père travaillait et...enfin, voilà. Depuis que je suis ici, je veux dire, depuis que je suis un hors-la-loi, j'ai appris que parfois, les apparences sont trompeuses. Ce n'était pas que de ma faute. J'aurais pu le voir. J'aurais même dû, mais elle n'aurait pas changé d'avis pour autant. Il faut chercher le problème à sa source. Et j'en viens donc au Shérif. C'est lui le réel problème. »

Marian hocha la tête. L’odieux nouveau Shérif régnait en effet en maître absolu et impitoyable sur Nottingham. De nombreuses personnes avaient trouvé la mort par sa faute et n’avaient pu échapper à sa cruauté et à sa brutalité, ou encore aux infâmes taxes qu’il ne cessait de prélever et d’augmenter.

La jeune femme n’avait jamais entendu Will parler autant, ce qui avait fait que son attention en était d’autant plus redoublée. D’habitude le jeune charpentier était si peu bavard… Il était du genre clame, discret et silencieux, ce qui faisait qu’à chacune de ses rares interventions, tout le monde prêtait une oreille attentive. Elle ne le quittait pas des yeux tandis qu’il continuait à fixer un point imaginaire, devant lui.

« Ce que je veux que tu saches, c'est que ce n'est pas de ta faute. Tu n'étais pas là quand ça c'est produit, tu n'aurais rien pu faire. Et même si tu avais été là, il aurait préféré mourir que de te voir intervenir, par peur que l'on te blesse. Les parents veulent toujours prendre soin de nous, mais refuse de nous laisser faire l'inverse. Pour eux, on restera toujours le petit tas de couverture emmailloté qui hurle pour avoir son biberon, les joues rouges de colère. Alors, s'il te plait, ne t’accable pas. »

Marian posa une main sur son épaule, lui offrant un sourire qui se voulait réconfortant. Will eut un faible sourire et les larmes qui perlaient quelques instants auparavant au coin de ses yeux roulèrent sur ses joues. Pour ne pas l’embarrasser, la jeune femme détourna la tête. Elle avait baissé les yeux sur le médaillon qu’elle tenait encore dans le creux de sa main, et y passait le pouce, parfaitement consciente des moindres aspérités de la magnifique gravure.

Après quelques instants de silence religieux, elle prit la parole.

« Mon père était un homme remarquable. Tout comme devait l’être le tien. commença-t-elle.

Elle prit une grande inspiration et poursuivit avec ferveur.

« Pendant près d’une vingtaine d’années il a été un shérif juste et bon pour son peuple. Il s’est battu pour défendre ses propres convictions et le droit à la liberté de tous les hommes libres. Il a même parfois du pour ça faire face aux suspicions de ses pairs. Parmi les nobles, tous n’étaient pas en accord avec toutes ses belles et grandes pensées idéalistes, surtout au début…

« Puis peu à peu, comme il a réussi à emporter l’amour de son peuple, il a gagné le respect de la majorité des autres nobles. Il leur a fait comprendre une chose essentielle : ce n’était pas le peuple qui est à leur service, mais c’est eux, au contraire, qui sont au service du peuple et qui doivent œuvrer pour le bien commun. Au départ, tous l’ont prit pour un fou. Mais il ne s’est pas laissé abattre. Il a tenu, jusqu’au bout. Et à la fin, il a réussi à démontrer que l’on était plus fort avec le peuple de son côté, et non en lui inspirant la crainte.

« Toutes ses grandes idées, il les a partagé avec moi. Et avec Robin bien entendu. » ajouta-t-elle avec un sourire passager.

« Et peut-être est-il en grande partie pour quelque chose dans les directions que nous avons prises aujourd’hui… »

Marian avait rarement autant parlé. Et jamais autant à cœur ouvert. Elle se sentait tellement plus libre depuis quelques semaines. Elle n’avait plus à sans cesse surveiller ses paroles et ses pensées. Elle n’avait plus à dissimuler sous un masque de froideur la moindre de ses émotions ou les sentiments qu’elle pouvait éprouver. Elle pouvait être elle-même. Malgré cela, elle avait encore du mal à parler aussi franchement. Pourtant, avec Will, cela lui semblait plus facile que prévu. Peut-être parce que peu de temps auparavant il avait été si sincère et honnête avec elle…

« Je ne me blâme pas pour une mort dont je ne suis pas responsable, Will, même si j’aurais aimé être là pour ses derniers instants… Ce dont je me sens coupable, ce sont ces dernières paroles que je lui ai dites. Des paroles cruelles, que je n’ai jamais pu retirer. »

« Je… Je l’ai traité de faible. Je lui ai jeté en plein visage que tout était de sa faute parce qu’il avait laissé le nouveau Shérif prendre sa place et qu’il n’avait rien fait. »

« Mais c’était faux ! » s’exclama-t-elle en laissant retomber ses mains, les traits de son visage crispés par le chagrin et la colère qu’elle éprouvait encore contre elle-même. « La première année il s’est battu pour défendre les gens de Nottingham. Plusieurs fois, les habitants de Knighton ont d’ailleurs du essuyer des représailles de la part de Vasey et ses hommes parce qu’il avait été trop loin... Ce qui lui avait brisé le cœur. Il ne supportait pas de voir les gens souffrir, alors lorsque c’était des personnes dont il était responsable… »

« Et je sais pourquoi finalement il s’est plié aux volontés du Shérif, du moins en apparence… »

« Il avait peur pour moi, Will » déclara-t-elle en se retournant de nouveau vers le jeune homme, les larmes aux yeux, « tout comme ton père ou ta mère avaient cherché à te protéger, toi et on frère Le Shérif avait du le menacer en ce sens, et il n’avait pas voulu prendre le risque de me perdre. Je sais qu’il aurait tout fait pour me protéger. J’étais son seul enfant, et je savais combien il m’aimait. De mon côté, je n’ai jamais connu ma mère et il représentait tout pour moi... »

Marian détourna de nouveau la tête, les larmes coulant à présent sans retenue.

« Et les dernières paroles que je lui ai dite… les derniers mots que j’ai pu offrir à cet homme si brave, si bon, ont été des… »

Sa voix se fêla et elle cacha son visage dans ses mains qui tenaient toujours le pendentif.

Non, ça je ne pourrais jamais me le pardonner…

Ses larmes s’arrêtèrent de couler d’elles-mêmes alors qu’une nouvelle pensée surgissait dans son esprit. La conviction qu’elle s’était faite depuis quelques semaines déjà, ce qui entre autres l’avait poussé à rejoindre Robin dans la forêt…

« Et c’est pour ça Will... c’est pour ça que nous devons continuer à nous battre. Pour tous ces braves hommes qui sont tombés, et en mémoire de nos pères. Que ceux-ci ne soient pas morts en vain. »

Son ton était froid, dépourvu d’émotion, et déterminé. Oui, ils allaient vaincre le Shérif. Coûte que coûte. Et ils allaient lui faire payer tous ses crimes…
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MessageSujet: Re: The Pain Is Not Gone (~ Will) Mer 28 Avr - 19:51



Will écouta Marian. Il comprenait ce qu'elle pouvait ressentir. N'avait-il pas fait la même chose avec son propre père ? Il sentait lui aussi cette culpabilité, cette volonté de revenir en arrière l'étreindre. Hélas, il n'y avait aucune chance qu'ils y parviennent un jour.

« Et c’est pour ça Will... c’est pour ça que nous devons continuer à nous battre. Pour tous ces braves hommes qui sont tombés, et en mémoire de nos pères. Que ceux-ci ne soient pas morts en vain. »

Le jeune hors-la-loi releva la tête : Marian avait raison. Continuer de se battre se battre serait la meilleure solution. Cependant, il restait surpris de la force mentale de la jeune femme : oh, il n'ignorait pas qu'elle avait quelque chose en plus que les autres femmes mais, elle était vraiment épatante. Marian ferait de grandes choses, il en était certain. Il y avait en elle une étincelle de magie, une présence qui l'habitait, tout comme c'était le cas de Robin. Ils partageaient ce petit quelque chose qui faisait d'eux des héros.

-On doit le faire, mais de manière réfléchie. J'ai déjà tenté de tuer le Shérif, et Robin n'a pas eu l'air d'apprécier tout particulièrement mon geste... Mettre Notthingham en danger ce serait une erreur. Tu as une idée de plan ?

Will regretta immédiatement sa question : certes, il voulait faire payer le Shérif pour toutes ses abominations, mais il ne voulait pas pousser Marian à pervertir son âme. Il fallait trouver autre chose, avant qu'elle ne s'enthousiasme trop.

-Est-ce que tu crois en la Justice Divine ?

Là encore, la question lui parut idiote, mais mieux posée. Elle comprendrait sans doute son allusion.

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MessageSujet: Re: The Pain Is Not Gone (~ Will) Mer 28 Avr - 20:16



« On doit le faire, mais de manière réfléchie. J'ai déjà tenté de tuer le Shérif, et Robin n'a pas eu l'air d'apprécier tout particulièrement mon geste... Mettre Notthingham en danger ce serait une erreur.»

Bien sur que c'était une erreur ! Toute en colère qu'elle soit contre le Shérif et malgré la haine qu'elle éprouvait pour cet homme, jamais elle n'aurait voulu l'assassiner. Pour elle, cela revenait à se rabaisser à son niveau, à devenir elle aussi une meurtrière. Non, de toutes façons elle n'avait jamais été pour la peine de mort. Elle ne partageait d'ailleurs pas cet idéal avec Robin avec qui elle s'était plus d'une fois disputé sur le sujet, notamment en ce qui concernait le cas de Guy. Non, ce qu'elle voulait s'était un jugement juste, une comparution devant la Cour. Que tous sachent haut et fort quels étaient ses crimes. Et si un homme devait ensuite se faire exécuter par la suite, c'était bien lui : il était bien trop dangereux en vie.

Mais pour que tout cela se passe ainsi il fallait d'abord qu'un évènement tant attendu ait lieu : que le Roi Richard retourne au pays...

« Tu as une idée de plan ? »

Marian s'apprêtait à répondre à son étrange question, mais le jeune homme, visiblement mal à l'aise, enchaîna avec une question plus étrange encore.

« Est-ce que tu crois en la Justice Divine ? »

« Je... Je ne sais pas. En vérité je n'y ai jamais véritablement réfléchie et je ne suis pas certaine de le vouloir... Est-ce justice que toute cette souffrance et de toute cette douleur qui sévissent dans le monde ? Ton père, mon père, et tant d'autres, étaient des hommes bons. Était-ce la volonté de Dieu qu'ils périssent tandis que ceux qui apportent le malheur au peuple, tels que le Shérif, restent ? Si Dieu avait voulu se montrer juste, ne nous aurait-il pas épargné toutes ses années de misère ? »

Elle resta en suspens quelques instants sur cette dernière question avant d'enchaîner sur la première question de Will.

« Et pour ce qui est de plan, tu imagines bien qu'il reste exactement le même que Robin : ramener le Roi au pays, défaire le Shérif et en attendant, aider le peuple et le protéger contre sa cruauté. La mort n'est pas la solution Will. Ce serait trop facile que d'accorder cet échappatoire à ceux qui ont tant fait souffrir ici bas... Même s'il risque bien entendu une éternité de souffrance en Enfer, les gens ont besoin de savoir... Je pense que ce n'est pas sur la Justice Divine que nous devons compter, mais celle qu'au final peuvent rétablir les hommes. Une fois le Roi de retour, le Shérif sera jugé devant une Cour. Ce sera pour lui une souffrance de perdre tout ce qui comptait à ses yeux : son pouvoir, son statut, sa richesse... Simplement lui retirer la vie serait trop facile, tu ne crois pas ? »

C'était la voix de la raison en Marian qui parlait bien sûr. Lorsqu'elle se retrouverait face à face avec le Shérif, ce serait différent : toute cette douleur, cette rage, cette haine referaient surface. Et oui, les choses n'étaient jamais faciles. mais elle restait persuadée que la vengeance personnelle n'était pas la solution. Cela n'amenait à rien et on risquait d'y perdre son âme et d'oublier pourquoi on se battait à la base. Et elle ne voulait pas oublier que tout ce qu'elle faisait c'était au nom de la Paix et de la Justice...
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MessageSujet: Re: The Pain Is Not Gone (~ Will) Mer 28 Avr - 21:23



« Je... Je ne sais pas. En vérité je n'y ai jamais véritablement réfléchie et je ne suis pas certaine de le vouloir... Est-ce justice que toute cette souffrance et de toute cette douleur qui sévissent dans le monde ? Ton père, mon père, et tant d'autres, étaient des hommes bons. Était-ce la volonté de Dieu qu'ils périssent tandis que ceux qui apportent le malheur au peuple, tels que le Shérif, restent ? Si Dieu avait voulu se montrer juste, ne nous aurait-il pas épargné toutes ses années de misère ? »

Le jeune homme ne sut que répondre. il n'avait pas osé pousser sa propre réflexion si loin, craint quelques désillusions malheureuses. Si Dieu n'existait pas, que deviendraient-ils ? Mieux valait ne pas y penser. Marian avait dû louper un détail important, ou se tromper dans son raisonnement : il n'était pas possible que les choses se passent autrement.

Soudain, il se souvint : le Péché Originel ! Apaisé, il se sentit plus léger. Mais, justifier le Mal, n'était-ce pas un péché également ? Perplexe, le jeune hors-la-loi préféra éluder la question métaphysique et écouter ce que Marian ajoutait.

« Et pour ce qui est de plan, tu imagines bien qu'il reste exactement le même que Robin : ramener le Roi au pays, défaire le Shérif et en attendant, aider le peuple et le protéger contre sa cruauté. La mort n'est pas la solution Will. Ce serait trop facile que d'accorder cet échappatoire à ceux qui ont tant fait souffrir ici bas... Même s'il risque bien entendu une éternité de souffrance en Enfer, les gens ont besoin de savoir... Je pense que ce n'est pas sur la Justice Divine que nous devons compter, mais celle qu'au final peuvent rétablir les hommes. Une fois le Roi de retour, le Shérif sera jugé devant une Cour. Ce sera pour lui une souffrance de perdre tout ce qui comptait à ses yeux : son pouvoir, son statut, sa richesse... Simplement lui retirer la vie serait trop facile, tu ne crois pas ? »

Ce raisonnement se tenait. Faire souffrir le Shérif serait beaucoup plus jouissif. Une humiliation serait efficace, mais, pour Will, la sanction restait trop superficielle. Il manquait la cruauté dont le Shérif faisait preuve : il fallait le punir de la même manière qu'il "punissait" le peuple. Lui faire subir les pires tortures, pendant des décennies entières... Sans trêves de Noël ! Marian n'approuverait sûrement pas... et Robin non plus. Enfin, pour qu'il s'agisse d'une réelle justice, ce serait au peuple de décider. Et Will devrait s'y conformer, lui aussi.

-Ce serait plus honnête, mais la punition reste trop douce. Si l'on doit compter sur une Justice Humaine, est-ce que l'on ne peut pas au moins s'assurer qu'elle sera stricte, et sans appel ?

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MessageSujet: Re: The Pain Is Not Gone (~ Will) Mer 28 Avr - 22:18


« Ce serait plus honnête, mais la punition reste trop douce. Si l'on doit compter sur une Justice Humaine, est-ce que l'on ne peut pas au moins s'assurer qu'elle sera stricte, et sans appel ? »

Will, inutile de penser à ça maintenant, nous n'en sommes pas encore là malheureusement...

Marian préféra éviter de répondre à la dernière question et chercha à couper court à cette conversation qui s'éloignait tellement de son domaine. La religion et tout ce qui était plus ou moins lié à des questions métaphysiques ne lui avaient jamais vraiment plu. Si elle ne doutait pas de l'existence de Dieu - ou plutôt si elle n'avait jamais cherché à la remettre en doute - elle n'était néanmoins pas du tout le genre de personne à se pencher sur les questions existentielles. Après tout, elle avait toujours préféré l'action aux longues réflexions qui bien souvent n'amenaient nulle-part.

« Écoute Will, je ne remet pas en question l'existence de Dieu, mais ne dit-on pas "Aide-toi et le Ciel t'aidera". Ne ne devons pas compter sur une quelconque action ou justice divine. C'est dans l'homme que nous devons placé nos espoirs, sur nous même que nous devons compter. En agissant nous avons plus de chances de réussir qu'en passant notre temps à prier ou à nous lamenter sur notre sort. Et tu le sais, c'est bien ça le but premier qui t'a fait rejoindre Robin. Refuser d'accepter ou de tolérer cette injustice qui désormais se répand en Angleterre, sous la coupe du Prince Jean. Tant que le frère du Roi demeurera le régent, nous ne pourrons rien faire contre le Shérif. C'est pourquoi il nous faut tenir jusqu'à ce que Richard revienne.»

Marian détourna les yeux. Une force nouvelle semblait surgir en elle tandis qu'elle venait de terminer d'énoncer cette liste d'évidences. Ses émotions de nouveau bousculées se calmèrent à la vue du médaillon dont elle s'empressa de caresser du bout de doigts. Un sourire naquit sur ses lèvres et elle repensa alors au dernier message de son père, qui lui avait été transmis par Robin : "It's good to dream".

Elle était peut-être une rêveuse, une idéaliste de croire ainsi en un monde meilleur.... Mais elle n'était pas la seule. Avec Robin, avec ses amis, peut-être qu'ils réussiraient finalement à sauver l'Angleterre et à libérer le peuple de l'oppression. Tout ça parce qu'ils y avaient cru, parce qu'ils s'étaient jusqu'au bout accrochés à des lambeaux d'espoir et n'avaient pas voulu entendre le mot "impossible"...


Dernière édition par Marian de Knighton le Jeu 29 Avr - 20:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Pain Is Not Gone (~ Will) Jeu 29 Avr - 19:36

Will sentit le dynamisme de Marian remonter en flèche, et cela le fit sourire. Elle semblait plus déterminée qu'il n'avait jamais vu quelqu'un l'être - à part Robin peut-être, et encore - et ce soudain regain d'énergie lui mit du baume au cœur. La réalité prenait une tournure plus intéressante, et il se sentit rassuré : certes, Marian n'était pas au top, mais elle semblait s'éloigner du fond de l'abime. Son chagrin ne la tuerait sans doute pas. Réprimant un sourire qui aurait été inconvenant, il s'autorisa néanmoins à se décontracter.

« Et on tiendra. Rien ne peut nous empêcher de sauver l'Angleterre. Le roi Richard nous aidera ! »

Son enthousiasme pour leur cause était toujours le même. Comme au premier jour, quand il Robin lui avait demandé quel était son crime, et qu'il lui avait expliqué que c'était de vivre sous la coupe du Shérif. Aujourd'hui encore, il le pensait, et était prêt à tout pour stopper l'infâme et diabolique homme du Prince Jean. Il avait foi en Robin, Marian et la bande, et ne doutait pas du succès de leurs opérations. Notthingham et toute l'Angleterre seraient libres, parole de Will Scarlett !

« Tu sais, j'aime ce qu'on fait. Pas le fait qu'on doive le faire, mais les sourires des gens quand ils nous voient, ou quand ils découvrent ce qu'on leur a laissé... C'est... C'est tellement formidable ! Ils ont confiance en nous. Et pour le moment, on arrive à ne pas trop les décevoir... »

En fait, Will adorait voir les gens heureux. Il y trouvait une sorte de magie qui surpassait tout le reste. Un simple sourire pouvait en dire tellement long. Et le gang avait droit à une foule de sourires, en général.
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MessageSujet: Re: The Pain Is Not Gone (~ Will) Ven 30 Avr - 9:16

« Tu sais, j'aime ce qu'on fait. Pas le fait qu'on doive le faire, mais les sourires des gens quand ils nous voient, ou quand ils découvrent ce qu'on leur a laissé... C'est... C'est tellement formidable ! Ils ont confiance en nous. Et pour le moment, on arrive à ne pas trop les décevoir... »

« En effet… » répondit-elle à Will, se replongeant ensuite dans ses pensées.

Marian voyait parfaitement ce qu’il voulait dire par le fait que faire sourire les gens était quelque chose de formidable. Près de sept ans auparavant, elle avait expérimentée cela pour la première fois : cette satisfaction et ce plaisir d'apporter un peu de bonheur à ces gens. C’est ce qui l’avait poussé à choisir le combat qu’elle avait choisi par la suite. C’est ce qui l’avait conduite à devenir le Veilleur de Nuit.

Elle s’était rendue compte que bien peu de personnes se préoccupaient réellement des autres. Et encore moins les gens de sa condition qui pensent ne pas avoir à être mêlés à cette « sorte ». On se préoccupait de son entourage et de ses proches, mais jamais des autres personnes avec qui on pourrait vivre, travailler, ou qui seraient de parfaits inconnus. La vérité cependant c’est que tous, nobles ou simples gens du peuple étaient des êtres humains, que tous souffraient de la même manière, tous ressentaient des choses et avaient des sentiments, des émotions...

Lorsque cette nuit-là elle avait rendu secrètement visite à Sarah, la cuisinière qui avait si gentiment veillé sur elle durant sa convalescence, et qu’elle lui avait donné ses médicaments pour soigner sa fille, son sourire et l’expression de surprise et de reconnaissance qu’elle avait lu sur son visage lui avait tout simplement fait comprendre cela. On ne pouvait pas vivre égoïstement et fermer les yeux sur les maux et les tords de ce monde. Pour rendre les choses meilleures, pour que ce monde devienne un endroit où il fait bon vivre, il fallait agir en conséquence et ne pas attendre que d'autres décident pour nous.

C’est pourquoi elle avait choisi ce combat. Un combat contre la pauvreté et pour le rétablissement de la paix et de la justice. Et elle savait que c’était quelque chose de tellement plus grand qu’elle, que cela dépassait tellement sa petite vie et celle des gens qui l’entouraient. Elle n'allait pas à elle seule changer ou sauver le monde. Mais il y aurait sans doute une amélioration, même à moindre échelle, et elle y contribuerait. C’était un idéal, mais c’était aussi une manière de participer à la construction de l’avenir. Car si l’on permettait aux personnes avides de pouvoir et prêtes à tout pour arriver au sommet - y compris détruire ce qui les entourent - de tout décider et de modeler le monde qui leur convenait, une monde où la masse leur serait soumise et obéirait à leurs quatre volontés, il n’y aurait bientôt plus de retour possible.

Quand elle sortait le soir en tant que Veilleur de Nuit, il n’y avait pas que cette excitation de frôler le danger et de secrètement s’opposer au Shérif. Avant tout, ce qu’elle faisait c’était pour apporter un peu de bonheur et de réconfort à ces personnes qui menaient une vie rude et difficile. Sans prétendre prétendre à une quelconque modestie puisqu'elle était fière du choix qu'elle avait fait, elle avait surtout une grande admiration pour ces gens.

Pour elle, c’étaient ces gens qui avaient du courage. Le courage de se lever chaque matin alors qu’ils ont tant perdu - parfois leur maison, leurs terres, leur famille, que leurs enfants ont faim, que leurs troupeaux ont été volé, et ne pas baisser les bras… A ses yeux, c’était eux les vrais héros. Et ils méritaient largement la moindre aide qu’ils pouvaient leur apporter.

En rejoignant Robin, cela avait impliqué qu’elle arrête d’être le Veilleur de Nuit, du moins il avait semblé. Elle n’en était plus tout à fait certaine à présent. Après tout, n’avait-elle pas commencé à agir en ce sens des années avant Robin ? N’aidait-elle pas déjà les pauvres quand il tuait des gens en Terre Sainte pour la gloire et l’honneur sur le champ de bataille ?

Marian n’approuvait pas toujours la manière de faire de Robin, même à présent. Avec son arrogance et sa tendance à se placer su le devant de la scène, on entendait désormais le nom de Robin Hood dans toutes les bouches et sûrement dans tous les foyers. Et pourtant, il n’était pas seul . Car que serait le fameux Robin Hood sans ses loyaux amis ? Sans son gang ? Ils avaient autant besoin de leur leader qu'il avait besoin d'eux - même s'ill semblait avoir parfois tendance à l'oublier malgré ses dires...

Et puis, s’il était certain que le légendaire hors-la-loi ne serait pas oublié de si tôt, elle doutait qu’il en soit de même pour le justicier de l’ombre… Beaucoup plus discrète dans ses actions, elle n’avait jamais cherché à récolter la gloire ou à recevoir la moindre gloire ou reconnaissance en retour. D’ailleurs, si Robin puis plus tard son père ne l’avaient pas démasquée, personne n’aurait jamais su que c’était elle derrière le masque. Marian ne savait d'ailleurs plus très bien si elle devait regrettée le temps où son secret n’avait pas été en partie dévoilé...

Une idée germa alors dans son esprit. Robin la tenait éloigné des opérations du gang. Mais elle avait envie d’agir elle aussi ! Elle se devait d'agir. Et elle ne supportait plus d’être tenu à l’écart. La chasse, la cuisine et les autres tâches domestiques la tenaient occupées untemps mais elle ne voulait plus d’être cantonnée à ce rôle. Elle avait essayé d’en discuter à Robin mais il n’avait pas voulu l’entendre, lui rappelant qu’elle lui avait promis d’essayer d’apprendre à suivre ses ordres et que pour l'instant il lui demandait de rester en dehors pour sa propre sécurité.

Elle ne supportait pas d'être surprotégée. Après tout, il y a quelques jours à peine, n'était-ce pas elle qui lui avait sauvé la vie en désobéissant à un de ses ordres ? Que ce serait-il passé si elle n'avait pas accompagné le gang à Nottingham ? La jeune femme frissonna à cette horrible pensée.

Oui, elle étouffait de ne rien faire. C’était comme si on lui enlevait une partie d'elle-même, on lui volait son indépendance et sa liberté. Lorsqu'ellle avait choisi de rejoindre Robin à Sherwood, cela avait été pour rallier sa cause, pas uniquement pour être auprès de lui – bien que cela entre aussi clairement en jeu. Il semblait que le jeune homme avait oublié cette partie, bien qu’elle ne se lasse pas de lui rappeler. Peut-être qu’après tout il était temps de lui montrer une fois pour toutes ce qu’elle était capable de faire…

Il ne voulait pas que l’on découvre son identité, soit, mais elle voulait être aussi capable de mener sa mission de jour comme le faisait la bande. Oui, c’était décidé, elle ressortirait sous le couvert du masque, et aujourd’hui semblait être un bon jour après tout. Son esprit était plus clair et déterminé que jamais. Elle irait questionner Robin sur leurs opérations pour éviter de les croiser, demanderait à Will de lui raconter deux ou trois rumeurs qu’il aurait pu entendre circuler en ville, puis il ne lui resterait plus qu’à choisir sa destination. Non, il lui fallait encore mieux. Il fallait qu'elle fasse un coup d'éclat, et sans bavure cette fois. Et il lui fallait un plan. Un vraiment bon plan.

« Je crois que nous devrions y aller Will. Si nous tardons trop, les autres risquent de s’inquiéter et de commencer à nous chercher. »

« Et puis, cette fois au moins, je ne rentrerais pas les mains vides ! » fit-elle en brandissant le sac qui contenait les proies qu’elle avait elle-même chassée ou récoltée dans les collets. « I y a là largement de quoi satisfaire le ventre notre cher ami Much » conclut-elle avec le sourire.

~> A suivre dans “We Must Stop Mixing Business with Pleasure”
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