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A Pain Called Sorrow

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Marian de Knighton
♣ Lady / Nightwatchman ♣


√ LOCALISATION : In the arms of Robin
√ NOMBRE DE PRINTEMPS : 26

► WE ARE ROBIN HOOD ◄
● Age: 21 printemps
● Titre: Noble
● Inventaire:

MessageSujet: A Pain Called Sorrow Lun 10 Mai - 23:28


... A Pain Called Sorrow ...



"It was better than luck Robin... It was you.."


SHERWOOD FOREST
HIVER DÉBUT 1194

La neige lui fouettait cruellement le visage. La couverture qu’elle avait conservé et qui lui servait désormais de cape ne la protégeait que du plus gros des flocons. La condensation - ou la transpiration - la trempait par-dessous malgré l'air glacial qui s'engouffrait sous cette maigre protection. La température descendait rapidement autour d’elle et le froid la gagnait dangereusement. Elle aurait dû s'arrêter depuis bien longtemps. Mais s’arrêter ici, dans cette forêt, avec toute cette neige, c’était la mort assurée. Elle devait donc espérer trouver un refuge – et rapidement.

Au moins les arbres de cette forêt lui offraient-ils un abri relatif contre les assauts répétés du vent. Un nombre impressionnant de pensées l'assaillaient, détournant son attention déjà bien émoussée de la souffrance qui s'installait. Ses poursuivants avaient du perdre sa trace – ou alors ils ne l’avaient pas encore rattrapé. Avec un peu d’espoir pensa-t-elle, ils auraient abandonné les recherches et laissé tomber. Elle ne savait plus ce qu’il fallait croire et si réellement elle aurait du donner du crédit à ce qu’ils lui avaient raconté. Mais désormais c’était trop tard, elle ne pouvait revenir en arrière. Et elle avait fait son choix.

Autour d’elle il n'y a rien sinon la nature déchainée. Rien, ni personne, hormis peut-être quelques fous qui avaient décidé de finalement se lancer à sa poursuite. Petit à petit l'angoisse s'installa, une peur sourde et intense qui prenait aux tripes : mourir de froid, seul dans ce lieu mythique. Elle ne savait pas où elle était et n’avait aucune idée de la façon dont elle allait se sortir de là. La forêt paraissait immense et s’étendait peut-être sur des miles. Essoufflée, elle avait l’impression que cela fait des heures qu’elle marchait. Et elle n’avait encore rencontré aucune route ou aucun sentier. De toute façon, s’il devait y avoir un chemin tracé quelque part dans les environs, elle douterait qu’elle puisse le repérer. Avec toute cette neige….

A chacun de ses pas, ses bottes lui semblaient plus lourdes. Elle ne sentait plus ses orteils, ses doigts ou ses oreilles, mais elle essayait de ne pas penser au froid… …ou plutôt à ce qu’elle risquait L'hypothermie état un danger que l'on sous-estimait beaucoup trop. Alors que, transis de froid, elle se traînait dans la neige, elle vit que la lumière déjà grise et blafarde déclinait peut à peu. Il ne manquait plus que ça ! La nuit était en train de tomber et elle n’avait aucune idée de la manière dont elle allait se sortir de là.

Elle se surprit à penser, à quoi bon continuer ? S'arrêter ici, s'endormir à même le sol, se reposer, ce serait si facile... Elle n’espérait pas vraiment que quelqu’un puisse lui venir en aide, mais elle se sentait si lasse, si fatiguée, si… …vide. Après tout, que lui restait-il ? Une vie sans mémoire, sans souvenirs ? Une vie vide de sens ou d’objectif ? Si elle ne savait pas qui elle était et ce qu’elle était venue faire sur cette Terre, à quoi bon ?

Sans le réaliser, elle s’était arrêtée de marcher, et se trouvait désormais à genoux sur le sol, ses vêtements trempés et à moitié solidifiés par le froid dévorant. Ses forces l'abandonnaient peu à peu. Elle avait joué un jeu dangereux, en voulant se sortir d’une situation qu’elle jugeait dangereuse elle s’était retrouvée dans une situation pire encore. Et elle avait perdu. Nul ne viendra à son secours. Est-ce finalement si pénible de mourir ? Qu’avait-elle à laisser derrière elle ? Rien. Rien. Il n’y avait rien se dit-elle. Une vie vide… Elle pourrait tout laisser aller, maintenant, partir, quitter paisiblement cette vie dont elle n’attendait rien. Elle pourrait en finir doucement, simplement... il était de toute façon trop tard, elle le sentait. Elle était seule au milieu de nul-part, frigorifiée. Même si elle trouvait un endroit où se réfugier, elle n’aurait plus la force de monter un campement et n’aurait rien pour lui permettre de se réchauffer, rien qui puisse lui permettre d’allumer un feu pour sécher ses vêtements trempés.

Elle allait mourir. Elle en avait maintenant la certitude. Elle était présent allongée dans la neige Ses cheveux éparses autour de sa tête formait comme une sombre couronne. Elle oublia bien vite la froid et l’humidité et se sentit gagner par une douce chaleur…

La petite fille marchait depuis un moment déjà. Un bâton dans la main martelant l’épais tapis de feuilles qui couvrait le sentier, elle essayait d’oublier la douleur dans ses petites jambes. Courageusement, elle refusait de s’écouter et poursuivait sans relâche sa route, posant un pied devant l’autre, encore et encore…

Soudain des bruits de sabots. Elle se glissa rapidement dans des broussailles. Du fait de sa petite taille, elle était invisible pour qui n’aurait pas regardé directement dans sa direction

"Marian! Marian!"

Lorsque les voix se furent tues dans le lointain, elle reprit sa route. Elle marcha ainsi toute la journée, ne s’arrêtant que pour boire ou pour cueillir des baies qui calmeraient sa faim. Quand le soleil commença à entamer sa pente descendante, puis la nuit à tomber, elle se dit qu’elle ferait mieux de trouver un abri pour la nuit. Il faisait de plus en plus froid et malgré la robe de tissu épais et le petit gilet de fourrure sans manche qu’elle portait, elle grelottait.

*Here. Nice place to sleep…*pensa-t-elle en repérant l’abri idéal.

Il s’agissait d’un sapin aux branches si basses qu’elles formaient comme une tente naturelle, et bien évidemment, c’était aussi la cachette parfaite. Marian ne pouvait pas tenir debout sous les branches à l'endroit où elles jaillissaient du tronc. Couvertes d'aiguilles aux extrémités mais nues à la base, elles formaient une sorte de niche d'autant mieux abritée que les rameaux les plus bas s'incurvaient jusqu'au sol. Enfin, les aiguilles étaient si denses qu’elle resterait sans doute au sec même s’il pleuvait dru.

C’est là-dessous qu’elle se glissa et s’allongea sur le tapis d’aiguilles. Puis ayant trouvé une position à peu près confortable, elle tenta de s’endormir. Dehors, les bruits de la forêt se faisaient de plus en plus inquiétants à mesure que la nuit avançait. SNAP Frrr Frrr Woooouuuuuu Woooouuuuu

*Mama, I am scared. Why did you leave me all alone?...* pensa la fillette en s’asseyant pour se recroqueviller en boule, les genoux contre la poitrine et les mains sur les yeux, tentant de ne pas pleurer. Elle ne devait pas pleurer, non, surtout pas. Après tout, elle était grande à présent. Elle avait trois ans. Et à trois ans, on ne pleurait pas. Elle essaya de reprendre contenance. Mais la petite fille, recroquevillée sur elle-même, continuait à trembler de terreur.

Malgré son immense fatigue, elle eut bien du mal à trouver le sommeil. Tant qu’elle avait du se frayer un chemin à travers maints obstacles, épier chaque mouvement ou son pour ne pas se faire repérer par ceux qui étaient lancés à sa recherche, elle avait pu dominer sa peur. Mais à présent, celle-ci reprenait son emprise. Les yeux ouverts, elle voyait l’obscurité s’épaissir autour d’elle. Elle n’osait ni bouger, ni même respirer.

Jamais de sa vie elle n’avait passé la nuit seule, et il y avait toujours eu la lumière d’un feu ou d’une bougie pour trouer les ténèbres mystérieuses. Soudain, elle n’y tint plus et s’abandonna à sa détresse, le corps agité de sanglots et de hoquets. Alors, épuisée, elle sombra dans le sommeil.

Elle se réveilla en hurlant ! Plongée dan s une terreur sans nom, elle se leva d’un bond, prête à fuir, mais elle avait beau écarquiller les yeux, tout était noir autour d’elle. Pendant un instant, ne se rappelant plus où elle se trouvait, elle se demanda avec une folle angoisse pourquoi elle ne voyait plus rien. Où étaient les bras aimants qui avaient toujours été là pour la réconforter quand un cauchemar la réveillait en sursaut la nuit ? Et puis, lentement, la mémoire lui revint et, tremblante de peur et de froid, elle s’enfouit de nouveau dans sa couche d’aiguilles de sapin. L’aube grisaillait quand le sommeil l’emporta de nouveau.

La matinée était déjà bien avancée quand elle ouvrit les yeux, mais l’ombre épaisse des sous-bois l’empêchait de s’en rendre compte. Elle quitta son petit abri tiède et douillet pour aller boire à la rivière qui se trouvait à proximité, le corps encore couvert de brindilles. Un ciel grisâtre avait remplacé le beau ciel bleu et le soleil resplendissant de la veille. Elle sortit une pomme qu’elle avait gardée pour le voyage dans son petit sac et croqua dedans tout en pensant à la journée à venir. Si elle rencontré des voyageurs sur la route, ils pourraient peut-être l’aider à trouver son chemin. Elle n’aurait qu’à leur dire simplement : "My name is Marian and I am going to find my mummy. She left the village three days ago, and she forgot to take me with her. " Oui, c’est ce qu’elle ferait.

"Marian!"

La petite fille se précipita vers la première cachette qu’elle trouva ; un petit terrier recouvert de broussailles. Les hommes étaient sur la route au dessus d’elle. Elle pouvait entendre la claquement des sabots et les bruits sourds de leurs bottes.

"By all the saints, that damned kid could not have gone so far…"

"Oy, Robin! Still dreaming?"

"I come, I come."

C'étaient des méchants hommes. Ils la chassaient pour l'empêcher de rechercher sa maman. Mais elle devait la retrouver, elle le devait. Son père lui avait tout raconté. Elle était partie vivre dans un très bel endroit, ensoleillée et chaleureux comme nul autre endroit sur Terre, avec des arbres et des fleurs de toutes sortes et de magnifiques jardins. Cet endroit merveilleux s'appelait Paradis et là-bas, chaque jour était un jour de fête. Il lui avait également confié qu'elle avait du partir très très rapidement, aussi n'avait-elle pas eu le temps de la prendre avec elle. Mais elle, elle voulait sa maman, elle voulait être avec elle. C'est pour cette raison qu'elle avait décidé de partir à sa recherche.


Elle grimpait sur une petite montagne couverte de neige. Plus haut, toujours plus haut.

"MARIAAAN!"

"Come back, Marian! Come down! There is nothing up there!"

"Go away, Robin! Leave me alone! I want to find my mummy!" lui cria la fillette en se saississant du premier gros rocher qu’elle put saisir à deux mains et en le brandissant vers lui, menaçante.

"That’s impossible Marian! You can’t find her cause your mum is…"

"Shut up you liar! Shut up!" hurla la petite fille au jeune garçon qui se trouvait une dizaine de mètres plus bas.

La pierre qu’elle tenait lui glissa alors des mains et atterrit sur une autre pierre un peu plus bas qui en entraîna une autre, puis une autre, et ainsi de suite jusqu’à ce que des centaines de pierres et roches de toutes tailles dévalent la pente en direction du garçon.

La fillette étouffa un cri d’horreur.

BRRBRROOOM

Lorsque toutes les pierres furent tombées elle se pencha sur le bord de la falaise.

"Robin? ROBIN?!" appella-t-elle désespérement.

Ne voyant aucun signe de vie et rien qui indique que le garçon ait survécu à cette avalanche, elle tomba à genoux.

"I didn’t want to… It… It was an accident…. I didn’t want…" bredouilla-t-elle d’une voix blanche, tandis qu’elle cachait son visage dans ses bras croisés et pleurait toutes les larmes de son corps.

Sur les hauteurs, il faisait de plus en plus froid, et bientôt elle dut marcher, de la neige au-dessus de genoux. L’ascension était pénible et difficile. Mais elle devait continuer à grimper. Car bientôt elle atteindrait cet endroit merveilleux. Son père lui avait dit qu’il était situé haut, très haut, près du ciel. Elle ne devait plus en être très loin à présent…

Son visage rougi – voir bleui – par le froid lui faisait de plus en plus mal. La neige et le vent glacial qui lui fouettait le visage la brûlait. Ses lèvres gercées commençaient à lui faire mal. Comme ses oreilles, son nez, ses doigts… Les mains sous les aisselles pour essayer de préserver un peu de chaleur, elle commença à trébucher, à bout de force.

"Mama, where are you?"

"Mamaaa…."

La petite fille tomba à genoux dans la neige. Elle avait peur à présent. Peur de ne pas y arriver. Peur de se retrouver toute seule. Peur d’être ensevelie à jamais dans cette neige et de ne plus pouvoir se relever.

"I'm tired, so tired Mama…. And cold, so cold… Where are you?..."

"I'm here sweetheart" lança une voix douce et aimante qu’elle reconnut aussitôt.

"Mama!..." s’exclama la fillette.

La jeune femme qui s’avançait à présent vers elle contrastait sur le blanc aveuglant de la neige. Le rose de ses joues colorait sa peau blanche et pale, ses longs cheveux noirs cascadaient harmonieusement autour de son visage et ses yeux étaient d’un bleu lumineux qui s’accordait parfaitement avec la robe qu’elle portait. Elle était éblouissante, et tandis qu’elle lui souriait avec amour, Marian sentit son cœur bondir dans sa poitrine. Elle était heureuse, si heureuse de l’avoir retrouvé. D’autant que si elle était toujours aussi souriante que dans son souvenir, elle semblait plus détendue, plus sereine... Sans doute ce pays merveilleux avait-il le don de rendre les gens encore plus heureux. Elle avait être d’y vivre, avec elle. Elles seraient si heureuses ensemble…

"Oh Mama, I knew I will find you again… I knew you were not gone forever." s’écria la petite fille en s’élançant vers elle.

"You will never leave me again, will you?" demanda la fillette, souriante, tout en enfouissant son visage dans la chaleur de la robe qui avait ses odeurs qu’elle reconnaîtrait entre toutes – un mélange de rose et de lavande – et cette fraîcheur, cette douceur qui avait le don de l’apaiser au premier contact.

"Never, Marian, never." lui promit sa mère en lui caressant tendrement les cheveux.

"And that beautiful place, where is it?"

"Listen. Now is not the time sweetheart… You have to wake up. But I promise: I will always be with you. Always."

Alors que la petite fille relevait la tête et lui lançait un regard chargé d’incompréhension, sa mère lui offrit un sourire rassurant.

"Here…" , indiqua-t-elle en plaçant une main sur sa petite poitrine.

"But…"

"You have to wake up my darling… Wake up…"

"Mama? Mama?" s’écria la fillette tandis que tout disparaissait dans un brouillard épais et une lumière aveuglante.

"Where are you?..."

"Mamaaa…Aah… What is…?"

Elle ne voyait plus rien. Elle était aveugle à présent. Non, quelque chose avait été placé devant les yeux. Un morceau de tissu ? Mais pourquoi ?

"You wake up, at last…"

Marian reconnut tout de suite la voix et aux cahots qui la secouaient, elle comprit que Robin l’avait prise sur son dos, ses bras passés autour de son cou. Ses yeux la brûlaient et elle sentait les larmes qui commençaient à mouiller ses joues.

"Do not remove the blindfold; your eyes have been hurt by the brightness of the snow."

"Is it… Is it you, Robin? I… I didn’t kill you ?" demanda-t-elle à la fois surprise et grandement soulagée.

"Well… In fact, you almost did. " répondit Robin avec un petit rire. "But I am too good for that, am I not? And if you have succeeded in it, I would not have been able to be just in time to prevent you from slipping into that crevasse. "

Il lui avait sauvé la vie ! Robin lui avait sauvé la vie ! Même si elle ne savait pas vraiment ce que cela signifiait, elle lui en était très reconnaissante.

"I was so scared, if you knew…" dit-elle d’une petite voix, rongée par la culpabilité et encore un peu secouée par la frayeur qu’elle avait eu quelques instants auparavant.

"So, they were right, weren’t they? When they said my mummy would never come back? Never?"

"Alas, yes, little girl. And it is also true that she lives now in a place called Paradise. But that place is not in our world. You cannot find her now… What you tried to do was foolish, little one. You are lucky to be alive."

"It was better than luck, Robin…"

"It was you…"


A cet instant, un mouvement attira son regard à la limite de sa vision. Elle n’était peut-être pas morte tout compte fait. La silhouette se découpa peut à peu dans le brouillard compacte que formait la tempête de neige. L’individu se baissa pour la saisir et la porter.

"Robin…" murmura-t-elle tandis qu’il resserrait plus fermement sa prise dans ses bras.


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Robin de Locksley
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MessageSujet: Re: A Pain Called Sorrow Sam 6 Nov - 22:06

Robin avait regardé Marian partir en emportant une couverture. Il n'avait pas su quoi faire pour l'instant. Il la connaissait et il savait que parfois, il fallait la laisser seule. Seulement là, c'était risqué. Elle était amnésique et la laisser se balader toute seule dans la nature alors qu'elle n'avait absolument aucune idée de ce qui la guettait ou d'où elle allait. Et si Gisborne la trouvait ? Ou pire, le shérif ? Tout cela ne lui disait rien qui vaille. Le froid la tuerait. C'est sûr cette dernière pensée qu'il attrapa une veste et qu'il laissa ses compagnons dans le silence le plus complet et sortit d'un pas agité.

Le froid lui piqua instantanément les joues. Heureusement qu'il neigeait beaucoup d'un côté, il arrivait à repérer les traces de pas de Marian très rapidement. Il les suivit puis il arriva dans un espace vaste. Une forme sombre était à terre, enroulée dans une couverture. Le souffle court et le cœur battant, il accéléra ses pas pour arriver jusqu'à Elle. La jeune femme ne bougeait plus et robin ne voyait pas son souffle. Pendant un instant, il crut le pire. Il se baissa pour arriver à sa hauteur et la prit dans ses bras pour la soulever. Elle était si froide.

"Robin..."

Sa voix lui fit gonfler le cœur de joie. Il la serra un peu plus contre lui, raffermissant sa prise, tentant de lui tenir aussi chaud qu'il pouvait. Il lui répondit bientôt, reprenant le chemin du camp dans la grotte.

"It's okay, Marian.. I'm here now. Everything will be fine. I promise."

Le chemin du retour fut plus difficile qu'il ne l'aurait imaginé. Une tempête de neige s'était abattue sur eux, et les flocons volaient dans tous les sens, l'empêchant de voir clairement le chemin à suivre. Mais il n'abandonna en rien son objectif et il finit par revenir au chaud de la grotte. Frigorifié, trempé jusqu'aux os, il put compter sur le support de ses compagnons qui arrivèrent à leur rencontre pour les aider. Petit Jean voulut lui prendre Marian mais Robin secoua la tête: il ne la lâcherait pas tant qu'elle ne serait pas en sécurité. Il la posa un peu plus loin, où Djaq avait préparé quelques couvertures. Il la déposa délicatement au sol et lorsqu'il s'éloigna, il sentit une poigne sur sa manche. Il eut un petit sourire et s'assit finalement près d'elle, lui chuchotant tendrement:

"Shh... Here you go. You need to rest, okay?"

Il la regarda un moment, puis débarrassa son beau visage froid de quelques mèches humides qu'il replaça avec ses autres mèches de cheveux. Son pouce resta un moment lui caresser le front alors que son autre main tenait la sienne, doucement mais sûrement.

"Robin, put this on."

On lui jeta une couverture sur les épaules et il se sentit tout de suite un peu mieux.
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Marian de Knighton
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MessageSujet: Re: A Pain Called Sorrow Dim 7 Nov - 2:46

Les paroles de réconfort de Robin avaient à présent sur elle un effet rassurant. Mais Marian ne put s’empêcher de laisser s’échapper un petit gémissement lorsque les bras qui la tenaient si fermement se desserrèrent et qu’elle dut quitter la proximité de ce corps chaud pour être de nouveau allongée sur la couchette de la grotte. La pierre était dure et froide malgré la présence des fourrures et autres couvertures dont elle était recouverte.

Ce fut à cet instant qu’elle se rendit compte qu’elle tremblait de tous ses membres et bien, une douleur aigue la lança à l’arrière du crâne. Elle n’osait pas y porter la main, mais de toute façon cela lui semblait bien inutile et vain. Elle avait d’ailleurs l’impression que tout son corps se trouvait prisonnier dans une gangue rigide, et qu’elle n’aurait même pas pu lever le petit doigt. Elle avait froid. Non, en réalité, elle était même glacée. Et couverte de neige et de boue.

Entrouvrant légèrement les yeux, elle remarqua la personne qu’elle savait penchée au-dessus d’elle. Sa vision était encore floue et elle tenta de murmurer : “Robin…”. Mais aucun son ne sortit de sa bouche et elle se contenta de le regarder, implorante. Lorsqu’elle le vit esquisser un mouvement pour s’en aller après l’avoir déposé, elle lui agrippa la manche et la tint ainsi comme un naufragé s’agripperait à un morceau d’épave flottant. Elle finit par rencontrer ses iris clairs dans lesquels se reflétaient des flammes des torches fixées contre le mur en face de lui, et ne quitta plus son regard.

« Shh... Here you go. You need to rest, okay? »

Son ton était calme, doux et apaisant. Et lorsqu’elle le vit s’asseoir auprès d’elle, Marian laissa s’échapper un faible soupir et ferma à nouveau les yeux. Elle sentit bientôt de douces et chaudes caresses sur son visage

« Robin, put this on. »

Marian se sentait fatiguée. Extrêmement fatiguée. Si fatiguée qu’elle avait l’impression qu’elle allait à tout instant sombrer dans un sommeil profond.

« I’m… so… cold…»

« We need to undress her and put warm and dry clothes on her…» déclara la jeune femme dont elle ne parvenait toujours pas à se souvenir du nom.

Elle sentit que l’on s’affairait autour de son corps à moitié inerte. Elle ne savait pas si elle avait ou non sombrée dans le sommeil mais elle ne reprit conscience que lorsqu’elle sentit que quelqu’un lui frictionnait le corps à travers les couvertures.

« Robin, do it like that. She needs to get warm. »

Bientôt, la jeune femme portait des vêtements propres, chauds et secs. Lentement mais sûrement, elle sentit progressivement son corps se réchauffer. Et bientôt elle sombra dans un sommeil paisible et sans rêve.

Lorsqu’elle se réveilla, elle constata qu’une main chaude tenait toujours la sienne.

« Robin… »

Sa voix était désormais plus assurée et moins faible.


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Robin de Locksley
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MessageSujet: Re: A Pain Called Sorrow Dim 7 Nov - 20:47

« I’m… so… cold…»

Robin couvrit cet instant la main de Marian de son autre main libre, espérant la réchauffer un minimum. Djaq arriva près d'eux et annonça à Robin qu'il fallait la déshabiller pour lui mettre des vêtements propres. Robin acquiesça, et tandis que Djaq avait ramené ce qu'il fallait et s'affairait, il lui tenait toujours la main quand il le pouvait (non sans jeter quelques petits coups d'oeil #SBAFFF#). Elle sembla aller un peu mieux et bientôt, Robin utilisa sa main pour la frictionner comme il le pouvait à travers ses vêtements. Il sentit sa prise sur sa main se ternir petit à petit et lorsqu'il la regarda, il vit qu'elle semblait s'être endormie.

Avec un léger sourire, il la regarda encore un petit moment, puis il resta près d'elle un instant avant qu'un violent frisson ne le secoue de la tête au pied. Il lâcha très brièvement sa main, le temps pour lui d'enlever à son tour ses vêtements trempés et d'en remette d'autres secs et chauds. Il se sentit tout de suite mieux, et il retourna au chevet de Marian. Quelques longues minutes passèrent pendant lesquelles Robin laissait ses doigts caresser sa main à présent d'une chaleur plus normale. Il ne savait pas combien de temps s'était écoulé lorsque Marian émergea et il sourit à l'entente de son prénom.

« Well, guess who's awake? How do you feel? »
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Marian de Knighton
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MessageSujet: Re: A Pain Called Sorrow Lun 8 Nov - 21:41

"Well, guess who's awake? How do you feel?"

Le sourire de Robin était plein de tendresse. Marian sentit son cœur se gonfler d’amour et de reconnaissance pour le jeune hors-la-loi. Tandis que ce dernier caressait son visage, elle ne put s’empêcher de poser doucement sa main sur la sienne avant de glisser ses doigts dans les siens.

"Quite well actually…"

Son visage d’une extrême pâleur avait repris quelques couleurs au niveau des joues. Elle avait moins froid, mais elle se sentait complètement perdue...

"…Perhaps a bit dizzy and confused…"

Lui offrant de nouveau un sourire, Robin eut des paroles de réconfort, et elle s’en voulu lorsqu’elle vit passer sur son visage l’ombre d’une inquiétude. Lentement, elle se redressa pour s’asseoir face au jeune homme, le dos contre une des pierres qui se trouvait au bord de sa couchette et ressortait légèrement de la paroi suintante de la grotte. C'était une pierre sèche et recouverte d’une peau de bête. Après quelques grimaces et gémissements étouffés ponctués par les regards noirs de Robin qui lui exhortait à rester coucher, elle trouva enfin une position confortable. A présent, ils se trouvaient assis côte à côte, presque épaule contre épaule. Les yeux plongés dans les siens, une de ses mains encore dans les siennes, Marian se sentit soudain étonnamment mieux…

"Thank you." finit-elle par dire après un moment à l’adresse de Robin avec un petit sourire. Il lui avait sauvé une nouvelle fois la vie. Il l’avait de nouveau porter à travers la neige et le froid, ce qui consistait en un véritable exploit. Et elle lui était infiniment reconnaissante. "I do not know how to thank you…"

"We’ll think of something." répondit-il, à la fois charmeur et joueur tout en lui adressant un clin d’oeil.

Habituellement, Marian, joueuse, aurait sans doute répliqué de façon moqueuse à cette réplique de séducteur incorrigible qu’il était. Elle aurait ri puis elle aurait lancé en retour une boutade à ce bourreau des coeurs, remarque empreinte d'ironie qui lui aurait fait prendre une moue boudeuse... Mais elle n'était pas d'humeur joueuse car elle avait été à ces paroles submergée par une impression de malaise. Il lui semblait avoir déjà vécu cette scène… Ou du moins, ces répliques avaient quelque chose de « déjà-vu ». Cependant, elle était incapable de se souvenir où et quand cela avait pu se produire. Un instant elle lui avait rendu son sourire, mais à présent il s’effaçait légèrement tandis qu’elle était préoccupée par le retour de ses souvenirs.

"Take this. You need to eat."

Marian sortit se retourna vers la jeune femme qui lui tendait un bol. Elle la remercia chaleureusement et commença à avaler son contenu. Ce n’était pas si mauvais… Bien entendu, pas aussi raffiné que les mets que l’on lui servait au château, mais un goût assez agréable et une saveur assez… …épicée !

La jeune femme sentit les larmes lui monter aux yeux, mais cette fois, cela n’avait rien à voir avec la souffrance ou les émotions. Elle toussa légèrement, jetant un regard suppliant à Robin.

"You heard: you need to eat. This is no time to turn your nose up at it."

Marian revint piteusement à son plat.

"It mights taste a bit spicy, but it is on purpose. You will feel better after having eat all of this. It is some grains and herbs I’ve bought at the market in Nottingham."

Sans doute des épices des pays lointains… Ils étaient assez chers et même les nobles ou les familles riches ne pouvaient se permettre de tels achats qu’occasionnellement. Marian ne savait pas si elle devait être reconnaissante qu’un tel honneur lui soit fait.

"You need to eat too Robin" déclara la jeune sarrasine en lui tendant un bol.

Marian lui offrit une sourire moqueur et aurait sans doute éclater de rire en voyant la mine dépitée qu'il affichait à présent si elle n'était pas préoccupée par ailleurs...

Ils finirent leurs repas en silence, les autres occupants de la grotte s'étant placés en cercle autour du feu de camp, les laissant tous les deux à l'écart, comme s'il ne voulait pas les déranger.

"Robin… Why are we here? And what happened exactly?"

Voyant apparaître une ombre peinée sur le visage du jeune homme, Marian se reprit. Elle ne savait réellement pas ce qu’elle pouvait faire ici, dans cette grotte, ni même qui étaient tous ces gens avec Robin… Puis soudain, elle se souvint. Elle se souvenait seulement vaguement de ce qu’il s’était passé juste avant qu’elle ne s’enfonce inconsciemment dans cette tempête de neige. Elle se souvint combien elle avait été terrifiée, combien elle se sentait perdue, déboussolée…

"What… What is going on? I need to know. What has happened to me? My father will be worried sick. I should go home...”

Bien entendu, la jeune femme savait qu’elle devrait attendre la fin de la tempête. Mais elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer l’inquiétude d’Edward s’il ne la voyait pas rentrer avant la tombée de la nuit. Il était presque certain que même avec cette tempête, il enverrait soldats et gardes à sa rechercher aux quatre coins de Nottingham, craignant que le pire soit arrivé. Marian s’était toujours dit qu’il s’inquiétait beaucoup trop pour elle, mais la jeune fille, malgré son caractère un peu rebelle ne souhaitait pas le mettre dans de tels états d’inquiétude. Il était sa seule famille et elle l’aimait énormément. De son côté, elle savait que Sir Edward de Nottingham se souciait énormément de sa fille unique car il l’aimait plus que tout au monde, et ce au point de tout sacrifier pour elle s’il le fallait. Elle l’imaginait en ce moment-même, faisant les cent pas dans ses quartiers, et jetant de temps en temps des regards anxieux par la fenêtre, angoissé à la vision de ce déchaînement des éléments.

Quelque peu choquée, Marian vit que Robin la regardait, les yeux brillants comme s’il était au bord des larmes. Une main se posa alors sur son épaule : c’était celle de la jeune femme qui l’avait soigné.

"Be patient Robin, she took a very bad blow. She needs time to fully recover her memory…"

"What? What is it Robin? Tell me...”


Dernière édition par Marian de Knighton le Mer 10 Nov - 21:31, édité 2 fois
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Robin de Locksley
▂ Master of the Bow ;


√ LOCALISATION : Sherwood
√ NOMBRE DE PRINTEMPS : 23

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● Age: 25 ans
● Titre: Hors-la-loi
● Inventaire:

MessageSujet: Re: A Pain Called Sorrow Mer 10 Nov - 21:14

Marian glissa sa main dans la sienne et Robin sentit un frisson chatouiller sa colonne vertébrale. Elle semblait aller mieux et Robin n'aurait pas su comment exprimer la joie qu'il avait de la savoir en forme.

"…Perhaps a bit dizzy and confused…"

"It doesn't matter now that you're awake, it will go away eventually."

Ces paroles réconfortantes furent accompagnées d'un sourire. Robin regarda Marian se redresser, et il l'empêcha de s'effondrer avec une main dans son dos, lui lançant quelques regard réprobateurs alors qu'elle grimaçait et il tressaillait à chaque mouvement. Côte à côte, Robin avait gardé sa main dans la sienne et leurs doigts entrelacés lui faisait du bien. Il baissa un instant les yeux vers leurs deux mains, chaudes, liées. Lorsqu'elle le remercia d'une voix vibrante, il redirigea son regard vers la jeune femme, heureux qu'elle aille mieux. "We'll think of something."

Robin lui avait répondit ces quelques mots en inspirant, lui offrant un clin d'œil charmeur par la même occasion. Il n'en avait pas grand chose à faire, ce qui importait c'était qu'elle aille mieux. Son amnésie lui avait fait peur, et une partie de lui avait espéré qu'elle se souvienne de tout très vite. Malheureusement, selon Djaq, c'était peu probable, et les choses lui reviendront par bribes. Djaq arriva d'ailleurs tendant à Marian un petit bol contenant quelque chose de non identifié mais qui sentait très fort. Robin vit Marian toussotter et lorsqu'elle leva les yeux vers lui, il lui répondit, rigide:

"You heard: you need to eat. This is no time to be turn your nose up at it."

Robin eut un léger rire nerveux lorsqu'il vit que Marian recommençait à manger. Djaq lui expliqua qu'elle avait préparé la mixture grâce à des herbes du marché de Nottingham. Obtenues de façon tout à fait honorable d'ailleurs... *hum-hum* Ce fut moins drôle pour Robin lorsque Djaq propulsa dans son champ de vision un bol rempli des mêmes herbes. Il fit la grimace et elle lui dit qu'il devait manger aussi. Il jeta un coup d'œil à Marian qui jubilait, et il failli lui tirer la langue.

Les autres s'écartèrent un peu et les laissèrent tous les deux, côte à côte, un peu à part. Marian lui demanda soudain ce qui s'était passé et pourquoi elle était ici. Elle dit aussi qu'elle devait rentrer chez elle. Robin fixa son regard dans le vide. Djaq qui passait derrière eux posa une main sur l'épaule de Robin le faisant presque sursauter, lui disant qu'il devait être patient. Marian insista. Robin évita son regard et il passa une main dans sa nuque. Il ne voulait pas qu'elle revive ça à nouveau. La fois où son opère était mort, elle avait été tellement triste... Il décida de changer de sujet et lui demanda, d'une voix faible, les yeux toujours fixés devant lui.

"What do you remember exactly, Marian?"
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MessageSujet: Re: A Pain Called Sorrow Aujourd'hui à 11:31

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